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Saturday, January 17, 2026

Psychologue : L’éducation sexuelle dans les écoles d’Azerbaïdjan devrait commencer dès la première classe

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Avec la multiplication sur les réseaux sociaux de contenus sexuels, de scènes violentes et d’images explicites — parfois impliquant des mineurs —, les enfants d’Azerbaïdjan sont exposés à du matériel nocif qu’ils ne peuvent ni comprendre ni gérer. Beaucoup de parents évitent d’aborder le sujet de la sexualité par gêne, alors que dans des pays comme les États-Unis, la Suède, la Finlande, l’Allemagne, le Canada, les Pays-Bas ou la France, l’éducation sexuelle est intégrée au programme dès le primaire.

La psychologue Aydan Mamedova a expliqué à Lent.az que les victimes d’abus sexuels durant l’enfance ne prennent souvent conscience de ce qui s’est passé que des années plus tard, à l’âge adulte. Les enfants ne comprennent pas les actes sexuels subis, mais l’expérience laisse des cicatrices profondes : honte, agressivité intériorisée et haine. Dans les sociétés musulmanes, surtout au sein de familles religieuses, les victimes cachent plus volontiers l’abus.

Mamedova souligne que filles et garçons peuvent être touchés. Chez les femmes, le traumatisme peut entraîner une hostilité envers les hommes ; chez certains hommes, une attirance envers le même sexe ou, au contraire, un rejet. « La réaction au traumatisme est individuelle, mais toujours destructrice », dit-elle. Elle estime que l’éducation sexuelle devrait commencer dès la première classe : les parents devraient expliquer à leurs enfants du même sexe la structure du corps, les limites personnelles et l’inacceptabilité du contact non désiré. La plupart des abus, précise-t-elle, proviennent non pas d’étrangers mais de proches ou de connaissances. Les enfants doivent apprendre à crier, résister et signaler tout contact inapproprié à leurs parents.

Elle critique aussi les lacunes dans l’enseignement de la biologie à l’école, où la question des organes sexuels est soit ignorée, soit enseignée séparément aux filles et aux garçons. Les adolescents doivent comprendre la structure et le fonctionnement de leur corps pour construire une image de soi saine. Quand les parents éludent les questions, les enfants se tournent vers des sources peu fiables — souvent internet.

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