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Saturday, March 7, 2026

L’Iran Menace de Transformer la “Route Trump” dans le Caucase Sud en “Cimetière”

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L’Iran s’oppose au projet de corridor de transport reliant l’Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan via l’Arménie — un tracé qui portera le nom de « Route Trump pour la Paix et la Prospérité Internationale » et sera loué aux États-Unis pour 99 ans. La déclaration a été faite par Ali Akbar Velayati, conseiller du guide suprême de la République islamique, rapporte Khabar Online.

« Le Caucase Sud n’est pas un territoire sans maître que Trump peut louer. C’est l’un des points géographiques les plus sensibles au monde. Ce corridor ne sera pas ‘la voie de transit privée de Trump’, mais un cimetière pour ses mercenaires », a averti Velayati.

Il a ajouté qu’il est convaincu que la Russie est « stratégiquement opposée » à ce corridor, mais que l’Iran, même sans elle, entend « défendre la sécurité du Caucase Sud ».

Téhéran a toutefois salué les accords de paix conclus entre pays voisins de la région.

Moscou, réagissant aux accords entre Bakou, Erevan et Washington visant à débloquer les communications régionales, a rappelé que « les accords trilatéraux avec la participation de la Russie restent en vigueur, aucune des parties ne s’en étant retirée ». L’accord du 9 novembre 2020, qui a marqué la fin de la deuxième guerre du Karabakh, prévoyait la réouverture des liaisons de transport et le contrôle du transit par le Service fédéral russe des gardes-frontières.

Le Corridor de Zanguezour (connu aux États-Unis sous l’acronyme TRIPP) relie la partie continentale de l’Azerbaïdjan à la région du Nakhitchevan, séparée par la province arménienne du Syunik, au sud. Le Nakhitchevan est frontalier de la Turquie, alliée de l’Azerbaïdjan. Selon Bloomberg, ce tronçon pourrait devenir une partie d’une grande route commerciale entre l’Occident et l’Orient.

D’après CNN, l’accord signé entre Erevan et Washington prévoit que le projet restera sous juridiction arménienne, et que les États-Unis loueront le terrain à un consortium chargé de construire et gérer la route. Reuters a donné les mêmes informations. The Economist estime que le projet pourrait affaiblir l’influence de la Russie dans la région.

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