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Saturday, January 17, 2026

Mariages Précoces en Azerbaïdjan : Tous les Participants Seront Tenus Responsables – Officiel

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En Azerbaïdjan, des cas de fiançailles de filles mineures par leurs parents persistent, surtout dans les zones rurales. Cette pratique prive les jeunes filles de leur droit à l’éducation et compromet gravement leur avenir.

La loi azerbaïdjanaise fixe l’âge légal du mariage à 18 ans. Pourtant, certaines familles, notamment pour leurs filles, arrangent des mariages avant même la puberté, repoussant l’enregistrement officiel jusqu’à la majorité.

Sanctions contre les Parents
Selon Zulfiya Sadig, du Comité d’État pour les affaires de la famille, de la femme et de l’enfant, les dernières années ont vu un renforcement des lois et l’intensification des campagnes de sensibilisation.

« Avec les modifications adoptées le 28 juin dernier et entrées en vigueur le 1er juillet 2025, toutes les exceptions permettant de réduire l’âge du mariage ont été abolies. Désormais, organiser ou célébrer des fiançailles, des mariages ou des cérémonies religieuses pour des personnes de moins de 16 ans, ou y participer, entraîne une responsabilité pénale et administrative. Les sanctions visent non seulement les parents, mais aussi les adultes consentants, les religieux impliqués et même les entités juridiques », a-t-elle déclaré.

Au cours des six premiers mois de l’année, le comité a effectué 22 déplacements, ce qui a permis de prévenir 18 mariages précoces.

« Le comité mène également des projets pour élargir l’accès des filles à l’éducation. Depuis 2021, le programme de bourses Hanifa Malikova-Zardabi, en partenariat avec le ministère des Sciences et de l’Éducation et le Fonds de développement éducatif, a bénéficié à 93 étudiantes. Dans le cadre du projet “Nous avons un rêve”, mené avec Kapital Bank, 15 candidates à l’université ont été aidées », a-t-elle ajouté.

La responsable a appelé les parents à se mobiliser :
« La lutte contre les mariages précoces est la responsabilité de l’ensemble de la société, pas seulement de l’État. Le refus de ces pratiques doit être perçu non par crainte d’une sanction, mais comme une norme culturelle et juridique. »

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