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Thursday, January 15, 2026

Rubio et Witkoff dévoilent des détails sur les discussions du sommet d’Alaska

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Le secrétaire d’État américain Marco Rubio et l’émissaire présidentiel Steve Witkoff ont révélé de nouveaux éléments concernant les échanges entre le président russe Vladimir Poutine et le président américain Donald Trump lors du sommet d’Alaska. Les discussions ont porté sur les frontières, les garanties de sécurité et la politique de sanctions.

Rubio : l’Ukraine et les garanties de sécurité
Rubio a insisté sur le fait que les États-Unis ne soutiennent aucun plan visant à donner le contrôle total du Donbass à la Russie, rappelant que toute décision territoriale doit revenir à Kiev.

Pour Washington, a-t-il dit, la meilleure issue reste un traité de paix global et non un simple cessez-le-feu:
« Pour qu’un accord tienne, il faut que les deux camps gagnent quelque chose et fassent des concessions. L’essentiel n’est pas seulement un texte, mais un accord vérifiable, applicable et durable. »

Il a ajouté que les États-Unis élaborent avec les Européens un cadre de garanties de sécurité futures pour l’Ukraine, sujet qui sera abordé lundi avec le président Volodymyr Zelensky. Selon lui, l’Europe peut jouer un rôle constructif pour aider Kiev à définir les compromis acceptables.

S’agissant des sanctions, Rubio a souligné que Washington ne souhaite pas introduire de nouvelles mesures tant que les négociations continuent, mais que les sanctions actuelles restent en vigueur et pourraient être renforcées si le dialogue échoue.

Witkoff : des protections similaires à l’OTAN
Witkoff a affirmé que les États-Unis et la Russie se sont entendus sur l’idée d’accorder à l’Ukraine des garanties de sécurité comparables à celles de l’article 5 de l’OTAN:
« C’est la première fois que nous entendons un accord des Russes sur un tel concept », a-t-il déclaré.

Il a toutefois précisé que les questions territoriales — y compris d’éventuels échanges — relèvent exclusivement de l’Ukraine et n’ont pas été réglées à l’Alaska. Elles devraient être discutées demain lors de la réunion de Trump, Zelensky et des dirigeants européens.

Contexte général
Le sommet d’Alaska s’est tenu sans représentants ukrainiens, et Washington a insisté qu’aucun accord définitif n’était attendu à ce stade. Les États-Unis évaluent également les risques liés à de nouvelles sanctions, notamment les effets sur les marchés énergétiques mondiaux si des mesures touchaient la Chine impliquée dans le raffinage du pétrole russe.

Rubio a défendu le choix de rencontrer Poutine directement, rappelant que la Russie reste une puissance nucléaire et un acteur central de la sécurité internationale.

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