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Thursday, January 15, 2026

Sorcellerie numérique et vide juridique : comment l’Azerbaïdjan lutte contre les “services magiques” ?

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À l’ère du numérique et du progrès scientifique, les superstitions non seulement perdurent, mais prennent aussi de nouvelles formes. Certains pays prévoient d’instaurer des amendes en complétant leur législation. En Azerbaïdjan, l’activité des voyants reste non réglementée, ce qui leur permet de proposer ouvertement leurs “services magiques”. Les “sorciers” modernes exploitent les réseaux sociaux, organisent des directs et font de la publicité, attirant ainsi de nombreux clients.

Que se passerait-il si l’Azerbaïdjan, à l’image d’autres pays, décidait d’infliger des amendes aussi bien aux voyants qu’à leurs clients ?

L’avocat Vusal Jafarov précise : “Aujourd’hui, l’activité des voyants n’est interdite ni par le droit administratif ni par le droit pénal. Toutefois, en cas de préjudice, ils peuvent être poursuivis pour escroquerie.”

Selon lui, la sanction dépend du montant du dommage : “Au-dessus de 500 manats, s’applique l’article 178 du Code pénal (escroquerie). En dessous, il s’agit d’une responsabilité administrative.”

Jafarov souligne que la première étape devrait être l’interdiction de la publicité de tels services : “Les amendes sont efficaces, mais seulement après une interdiction légale de l’activité. Le Code des infractions administratives doit la qualifier d’infraction et prévoir des sanctions.”

Les pays voisins agissent déjà. Au Tadjikistan, des sanctions contre la voyance et la sorcellerie sont entrées en vigueur en 2024. Le Parlement a récemment proposé de sanctionner également les clients jusqu’à 750 somonis (environ 140 manats).

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