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Tuesday, January 13, 2026

De nombreux pays tournent le dos au diesel — et l’Azerbaïdjan ?

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Alors que l’Europe accélère sa transition verte, les véhicules diesel disparaissent progressivement des routes. La Norvège, les Pays-Bas et la France ont déjà annoncé leur intention d’interdire totalement la vente de voitures diesel dans les prochaines années. Au Royaume-Uni, l’interdiction des voitures neuves à essence et diesel entrera en vigueur en 2030. L’Allemagne a même introduit, dans certaines villes, des interdictions partielles pour réduire la pollution de l’air.

Une situation différente à Bakou
La tendance est claire : le diesel vit ses dernières années. Mais en Azerbaïdjan, où des centaines de milliers de véhicules diesel circulent encore, la réalité est bien différente.

Selon les données de 2024, le pays compte plus de 1,7 million de véhicules enregistrés, dont environ 420.000 fonctionnent au diesel. Pour l’instant, les autorités affirment ne pas prévoir de restrictions.

Comme l’explique Eldeniz Ceferov, analyste du marché automobile, à Khazar TV :
“Les moteurs diesel restent essentiels en Azerbaïdjan, en particulier pour le transport de marchandises, l’agriculture et les machines lourdes. Contrairement à l’Europe, où les transports publics et les infrastructures électriques sont plus développés, l’Azerbaïdjan dépend encore largement du diesel dans des secteurs clés de son économie.”

Les répercussions des interdictions occidentales
Les restrictions en Europe ont déjà des effets indirects. À mesure que les pays occidentaux bannissent le diesel, la valeur de revente chute. L’Allemagne seule compte actuellement plus de 50.000 voitures diesel en attente d’exportation, dont une grande partie devrait être écoulée à bas prix sur les marchés postsoviétiques, y compris en Azerbaïdjan.

Pour les acheteurs locaux, cela pourrait représenter une opportunité à court terme : des importations moins chères en provenance d’Europe. Mais les experts mettent en garde : cette tendance pourrait retarder la transition vers des technologies plus propres et inonder le pays de véhicules dont l’Europe ne veut plus.

Un coût environnemental élevé
Les organisations écologistes rappellent que, si le diesel peut sembler avantageux en termes de rendement, il engendre une pollution accrue : émissions de particules fines et aggravation du smog dans des villes déjà saturées.

La question n’est pas “si”, mais “quand”
Pour l’Azerbaïdjan, la véritable interrogation n’est pas de savoir si le diesel va disparaître, mais quand. Pour l’instant, le pays se trouve du côté récepteur de la sortie européenne du diesel : des opportunités d’importation à bas prix, mais aussi le défi de moderniser son parc automobile à long terme.

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