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Saturday, January 17, 2026

Pourquoi les voix de propagande de Moscou attaquent-elles le succès de l’Azerbaïdjan ?

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Les voix les plus bruyantes des médias russes—des propagandistes comme Sergey Mardan et Vladimir Solovyov—ont déclenché une nouvelle vague de rhétorique hostile contre l’Azerbaïdjan et sa direction. Derrière ce vacarme se cache une question plus profonde : pourquoi la Russie a-t-elle du mal à digérer les succès diplomatiques et économiques de l’Azerbaïdjan ?

Un récit de frustration
Selon l’analyste politique Ilgar Velizade, qui s’est exprimé auprès d’Oxu.Az, ces attaques ne sont pas surprenantes. Depuis des années, certains commentateurs russes maintiennent une position rigide anti-azerbaïdjanaise, diffusant de la désinformation et amplifiant des récits alignés sur les intérêts arméniens.

“Ce n’est pas seulement une question de Mardan et Solovyov,” explique Velizade. “De nombreuses figures au sein de l’élite politique russe partagent ces sentiments. Leur frustration grandit à mesure que l’Azerbaïdjan renforce sa souveraineté et son influence.”

Le problème central : l’indépendance
La capacité de l’Azerbaïdjan à mener une politique étrangère indépendante et à obtenir des victoires stratégiques constitue une menace idéologique pour la mentalité impériale de la Russie. Pour Moscou, l’effondrement de l’URSS reste une “catastrophe”. Pour d’anciennes républiques soviétiques comme l’Azerbaïdjan, ce fut une occasion historique de liberté et de construction de l’État.

“La Russie considère toujours l’espace postsoviétique comme son arrière-cour,” affirme Velizade. “Mais des pays comme l’Azerbaïdjan rejettent ce récit.”

Des mondes différents, des valeurs différentes
La divergence est claire : l’idéologie nationale moderne de l’Azerbaïdjan s’oppose aux ambitions néo-impériales de la Russie. C’est pourquoi les médias proches du Kremlin transforment les réussites de l’Azerbaïdjan en cibles de campagnes de diffamation.

Conclusion : Si Moscou veut réellement la stabilité, elle doit renoncer à l’ingérence et respecter la souveraineté de ses voisins. D’ici là, des figures comme Mardan et Solovyov continueront à crier depuis les écrans—mais leur indignation ne fait que souligner à quel point l’équilibre des forces a changé dans le Caucase du Sud.

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