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Tuesday, January 20, 2026

Identité refusée : l’Iran bloque un prénom turcique pour un nouveau-né

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Une famille du sud de l’Azerbaïdjan s’est vu refuser l’enregistrement de leur fils sous le prénom Alikhan, les services d’état civil de la ville de Djoulfa ayant refusé de délivrer un acte de naissance. L’affaire a relancé l’indignation face aux restrictions imposées aux prénoms turciques en Iran.

Selon le père, l’enfant est né le 2 juin, mais plus de 85 jours plus tard, la famille n’a toujours aucun document officiel, les autorités affirmant que le prénom ne figure pas dans le registre national et qu’il est d’“origine turco-arabe”. Sans acte de naissance, le bébé ne peut recevoir ni vaccins ni soins médicaux de base, mettant ainsi sa santé en danger.

Ce n’est pas un cas isolé. Les minorités ethniques en Iran, notamment les Turcs azerbaïdjanais, font face depuis longtemps à des restrictions sur l’usage de leurs prénoms traditionnels. La controverse a déjà suscité la campagne “Le prénom de mon enfant”, qui a recueilli plus de 15 700 signatures pour exiger la levée de l’interdiction.

Le président iranien, Masoud Pezeshkian, avait précédemment réagi à l’indignation publique en ordonnant à l’Office national de l’état civil de réviser les règles existantes et de supprimer les restrictions discriminatoires. Pourtant, des familles continuent de signaler des refus, suscitant des doutes sur l’application réelle de la directive présidentielle.

Des experts avertissent que ces pratiques violent non seulement les normes internationales des droits humains, mais contredisent aussi la constitution iranienne elle-même, qui garantit l’égalité des droits pour tous les citoyens, quelle que soit leur origine ethnique.

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