0.5 C
Munich
Thursday, January 15, 2026

Faire Réagir Moscou : Pourquoi la Relance de GUAM Change la Donne

Doit Lire

Sur la chaîne “Новости Кавка”, l’analyste Heydar Mirza a posé une prémisse claire : le Caucase du Sud entre dans une phase où l’influence coercitive de la Russie doit prendre fin, même si des liens commerciaux et humanitaires pragmatiques peuvent se poursuivre. Sa feuille de route combine une dissuasion ferme avec des formats régionaux flexibles — et la relance de GUAM comme outil de pression et plateforme politique.

Pourquoi maintenant ?

Le paysage rappelle le milieu des années 2000 : l’Azerbaïdjan “revient” à un équilibre lié à l’Occident en matière d’énergie et de transit — logique BTC, SGC — après les chocs de la guerre de la Russie contre l’Ukraine.

Sécurité collective ou rien : les garanties réelles peuvent porter un sceau américain, turc ou mixte. L’étiquette compte moins que la dissuasion de la coercition.

GUAM, renforcé — et instrumentalisé (politiquement)

Mirza préconise de relancer GUAM (Géorgie–Ukraine–Azerbaïdjan–Moldavie) à la fois comme substance et comme signal. Il évoque même un “GUAM+”—en invitant l’Arménie comme participant/observateur ponctuel—si les rôles sécuritaires occidentaux croissent et si Erevan recherche un ancrage pragmatique dans la connectivité régionale.

“Relancez le discours GUAM — faites réagir Moscou au lieu de simplement réagir à Moscou.”

Formats trilatéraux : échafaudages utiles, pas le plafond

Triangles de travail : Azerbaïdjan–Turquie–Géorgie ; une éventuelle piste Azerbaïdjan–Ouzbékistan–Turkménistan ; des concepts comme Azerbaïdjan–Géorgie–Ukraine (ou la Roumanie via Constanța).

But : maintenir le commerce et le transit dès maintenant ; transférer la sécurité centrale à un garant mondial lorsque l’Occident interviendra.

Le brouillard de propagande

Selon Mirza, les médias alignés sur l’État russe se sont tournés vers des attaques personnelles et des clichés ethniques clivants (“MGIMO”, “Lezgistan”) pour enterrer les dossiers non résolus — l’avion abattu, les échecs du Groupe de Minsk, l’intimidation de la diaspora.

“Mélanger des éléments hors sujet est le but : déplacer le débat des faits vers les personnalités.”

Liens avec l’Asie centrale — et limites

Kazakhstan : géographie, routes et une frontière de 7 000 km compliquent l’autonomie stratégique.

Ouzbékistan & Turkménistan : plus de marge de manœuvre ; partenaires logiques pour l’énergie et la logistique est-ouest avec le Caucase du Sud.

Le boomerang du Caucase du Nord

Instrumentaliser l’ethnicité ne fissurera pas l’Azerbaïdjan en premier, avertit Mirza ; cela risque un effet de retour au Daghestan, soulignant la nature auto-déstabilisatrice de telles manœuvres.

Optique de leader à leader

Une poignée de main hypothétique Aliyev–Poutine ? Ne surinterprétez pas la photo. La diplomatie personnelle peut compter, mais les résultats se jugent après, pas avant.

Le fil conducteur de Mirza

L’Azerbaïdjan renforcera sa souveraineté, relancera GUAM comme levier et plateforme, et développera les formats trilatéraux — tout en maintenant le commerce normal ouvert. Ce qui est exclu : la tutelle de la puissance dure russe déguisée en “sécurité”.

“Pas de culture politique imposée, pas d’empreinte coercitive. Commerce ? Oui. Pression ? Non.”

- Advertisement -spot_img

Plus d'articles

- Advertisement -spot_img

Dernières