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Tuesday, January 20, 2026

« Pas de prospérité sans Bakou et Ankara » : Berdyan sur les choix régionaux de l’Arménie

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Le commentateur arménien Ishkhan Berdyan, s’exprimant sur la chaîne YouTube (en langue russe) Daily Europe Online, a donné son avis sur le sommet de l’OCS, la fin du Groupe de Minsk et la marge de manœuvre de l’Arménie entre grandes puissances et voisins.

OCS : plus d’image que de résultats
Pour Berdyan, les dernières photos de l’OCS sont surtout symboliques. Le style de Pékin, d’abord économique et peu dramatique, donne le ton : la connectivité plutôt que la confrontation, tout en avançant les intérêts chinois. Il souligne aussi que la Turquie est partenaire de dialogue/observateur—et non membre—ce qui compte pour comprendre les limites du sommet.

Pourquoi l’Europe ne peut pas ignorer le Caucase
Avec des routes maritimes plus fragiles et une Europe à court de ressources, le commerce terrestre eurasiatique comptera davantage, estime-t-il. Cela place le Caucase du Sud—et le corridor médian—sur la liste incontournable de l’Europe pour les flux Chine–UE.

L’ère du Groupe de Minsk est terminée
La dissolution du Groupe de Minsk de l’OSCE met fin au dernier fil qui gardait le « dossier Karabakh » dans les agendas lointains, explique Berdyan. Le sujet disparaîtra des capitales mondiales et les décisions passeront aux acteurs régionaux.

La voie la plus sûre pour l’Arménie : l’équilibre, pas la rupture
Berdyan met en garde contre une rupture brutale avec la Russie, étant donné l’exposition de l’Arménie en matière économique et de sécurité alimentaire. Une rupture soudaine pourrait entraîner des chocs de prix et une perte de marchés. La voie réaliste : maintenir les liens de travail avec Moscou tout en normalisant les relations avec les voisins.

Normalisation avec Bakou et Ankara
La prospérité passe par des frontières ouvertes et une coopération pratique avec l’Azerbaïdjan et la Turquie, affirme-t-il. Cela nécessite un dialogue honnête, sur un pied d’égalité, et l’abandon d’une rhétorique maximaliste à l’intérieur. Il note aussi la satisfaction croissante du public quant à la gouvernance quotidienne et appelle à se concentrer sur des améliorations concrètes.

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