9 C
Munich
Thursday, January 15, 2026

L’Azerbaïdjan mise sur l’Intelligence Artificielle avec une Nouvelle Académie à Bakou

Doit Lire


L’Azerbaïdjan entre dans la course mondiale à la suprématie en intelligence artificielle avec le lancement de sa nouvelle Académie d’IA à Bakou. Selon les responsables, l’institution, soutenue par le ministère du Développement numérique et des Transports ainsi que par AZCON Holding, vise non seulement à former des spécialistes mais aussi à faire du pays un centre régional d’innovation en IA.

Le projet s’appuie sur la Stratégie nationale d’intelligence artificielle 2025–2028, qui prévoit d’élargir les compétences numériques, de promouvoir des technologies souveraines et d’intégrer l’IA dans des secteurs allant de l’éducation aux transports. Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre du Développement numérique, Rashad Nabiyev, et le ministre de l’Éducation, Emin Amrullayev, ont souligné le rôle de l’Académie dans la “construction du capital humain nécessaire pour soutenir la transformation numérique de l’Azerbaïdjan”.

Un Prototype d’IA Souveraine
Dans un geste symbolique, l’Académie a également dévoilé un prototype de grand modèle linguistique entraîné sur 10 milliards de tokens et 1,2 million de données synthétiques. Bien qu’encore à un stade précoce, le projet témoigne de l’ambition de l’Azerbaïdjan de développer des systèmes d’IA indépendants des plateformes étrangères. Les responsables l’ont présenté comme une étape clé dans la création d’un écosystème national d’innovation pouvant rivaliser avec les acteurs régionaux.

Contexte Régional
L’initiative de l’Azerbaïdjan reflète les efforts déployés dans le monde turcique et au-delà. La Turquie a récemment élargi ses programmes d’IA dans les principales universités, tandis que le Kazakhstan investit dans des centres de recherche numérique. Plus loin, les Émirats arabes unis ont lancé un ministère de l’Intelligence artificielle en 2017, et Singapour s’est positionné comme un pôle mondial de talents en IA grâce à son initiative AI Singapore.

Pour l’Azerbaïdjan, l’enjeu est autant géopolitique que technologique. En développant des capacités nationales en IA, Bakou cherche à réduire sa dépendance aux fournisseurs étrangers et à asseoir sa crédibilité en tant que leader numérique régional. Les analystes notent que l’IA devient un outil de “soft power” : les pays qui exportent leur expertise, leurs standards et leurs plateformes façonnent également leur influence au-delà des frontières.

Former pour l’Avenir
Le programme de l’Académie d’IA a été conçu pour répondre aux normes internationales, en s’appuyant sur l’expérience des meilleures universités. Les programmes s’adressent non seulement aux étudiants mais aussi aux professionnels souhaitant se reconvertir dans l’IA et la science des données. Les organisateurs affirment que cette double approche reflète la nécessité à la fois de former une nouvelle génération et de requalifier la main-d’œuvre actuelle.

“L’IA n’est pas seulement un secteur d’avenir ; elle transforme déjà les industries aujourd’hui. Si l’Azerbaïdjan veut rester compétitif, nous devons préparer nos talents dès maintenant”, a déclaré un responsable impliqué dans le projet.

Perspectives
La réussite de l’Académie dans son ambition de faire de l’Azerbaïdjan un centre régional dépendra d’investissements durables, de partenariats internationaux et de la capacité à retenir les talents dans un domaine de plus en plus compétitif. Néanmoins, l’ouverture à Bakou constitue une étape décisive pour positionner le pays dans le paysage mondial de l’IA.

- Advertisement -spot_img

Plus d'articles

- Advertisement -spot_img

Dernières