Le marché foncier à Bakou et Absheron connaît des bouleversements : dans certains quartiers, les prix chutent jusqu’à 2 000 manats l’are. Les agents immobiliers précisent que la baisse touche surtout les terres agricoles, en raison de l’interdiction légale d’y raccorder des services publics pour la construction de logements.
Selon l’agent Taleh Mammadli :
“La demande pour les terrains sans extrait du registre foncier s’est effondrée, ce qui a fait baisser les prix. À Bina, des parcelles avec documents municipaux, autrefois à 5 000 manats, se vendent aujourd’hui à 3 000. Même scénario à Mehdiabad, Binagadi et Ramana : presque aucun acheteur. À l’inverse, les terrains avec titre régulier voient leurs prix grimper.”
Le chauffeur de bus Vusal Mammadov confirme :
“À cause du statut agricole, les prix chutent fortement, surtout à Mehdiabad. Ces terrains n’intéressent personne, car on ne peut pas y brancher le gaz, l’eau ou l’électricité. Les terrains avec titre officiel, eux, augmentent.”
L’expert immobilier Elnur Farzaliyev rappelle :
“À Bakou et Absheron, environ 500 000 maisons et terrains privés n’ont pas de véritable extrait. Pour bâtir légalement, le terrain doit être classé comme zone d’habitation. Ensuite, après projet et autorisation, on peut raccorder gaz, eau et électricité.”
