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Friday, January 16, 2026

Pas d’Élections Anticipées en Géorgie – L’Opposition se Tourne vers le Boycott Politique

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L’avocat et ancien député Paata Davitaia, s’exprimant auprès de Новости Кавказа, affirme que l’activation des mandats de la liste du parti de Giorgi Gakharia donne au Rêve Géorgien plus de 90 voix. Cela supprime le déclencheur technique pour des élections anticipées et maintient le calendrier régulier jusqu’en 2028. « Avec ces mandats actifs, la majorité a les voix. Le prétexte pour des élections anticipées a disparu », note Davitaia.

De « l’illégitimité » au boycott
Selon Davitaia, les factions de l’opposition passent de la contestation de la légitimité à un boycott politique formel – une tactique qui permet de conserver les mandats selon les règles (les membres doivent s’enregistrer une fois dans l’hémicycle, déclarer le boycott et peuvent ensuite s’absenter sans perdre leur siège pendant six mois).

« Attendez-vous à un boycott politique, pas à une politique de la chaise vide », dit-il. « C’est le seul moyen de maintenir une présence institutionnelle tout en manifestant la protestation. »

Pourquoi la “révolution du 4 octobre” ne prendra pas
Davitaia qualifie le compte à rebours public vers un « jour de révolution » d’erreur stratégique. Les plans annoncés donnent aux services de sécurité le temps de se mobiliser, de construire un fondement légal pour l’usage de la force et de diviser ou épuiser les organisateurs. Il doute aussi de la capacité logistique de l’opposition à « bloquer » des milliers de bureaux de vote.

« Les révolutions ne se programment pas. Annoncer une date ne fait que renforcer la main de l’État », soutient-il. « C’est l’organisation qui l’emporte – pas la rhétorique. »

Interdictions de partis et commission Tsulukiani : un boomerang
Il critique les efforts via la commission dirigée par Tsulukiani et les démarches judiciaires pour dissoudre plusieurs partis d’opposition, les qualifiant de précédent dangereux que tout gouvernement futur pourrait imiter – alimentant un cycle de délégitimation mutuelle.

« Une fois que vous normalisez la liquidation des partis par ingénierie juridique, cet outil sera utilisé contre vous plus tard. »

Isolement international et tableau macro fragile
Davitaia estime que la position mondiale de la Géorgie s’est érodée – avec des discussions sur une suspension technique de l’exemption de visa avec l’UE, un soutien occidental gelé et un appétit des investisseurs en baisse. La croissance à court terme, dit-il, repose sur des contrôles administratifs plutôt que sur des fondamentaux, tandis que les risques à long terme augmentent.

« Le lari semble stable par contrôle, pas par confiance. L’investissement est le moteur manquant. »

La constante sécuritaire : la Russie
Tout scénario de choc doit tenir compte de la proximité et de l’influence de la Russie, avertit Davitaia, ainsi que de la nécessité de coordination avec les partenaires. Il ne voit aucun signe de soutien occidental pour un changement de pouvoir forcé.

À surveiller ensuite

  • Mécanismes de boycott : quels partis s’enregistrent et annoncent un boycott pour conserver leurs mandats.

  • Voie juridique : démarches judiciaires visant les enregistrements de partis et leurs effets.

  • Voie UE : si Bruxelles opte pour une suspension technique et temporaire de l’exemption de visa.

  • Politique de rue : endurance et discipline des protestations vs. réactions sécuritaires.

  • Économie : tendances de l’IDE, emploi et pressions fiscales.

Conclusion
Avec la majorité mathématique de son côté, le Rêve Géorgien est solidement installé. L’outil le plus crédible à court terme de l’opposition est un boycott parlementaire discipliné – accompagné d’organisation, d’unité et de contacts internationaux – et non un compte à rebours public vers une révolution.

Source : Novosti Kavkaza (en russe).

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