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Wednesday, January 14, 2026

La stratégie de paix du Premier ministre arménien critiquée par un expert juridique

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Dans une interview accordée à la chaîne YouTube Daily Europe Online, le juriste et activiste civique arménien Aram Mkrtchyan a vivement critiqué la gestion par le Premier ministre Nikol Pachinian de la reconnaissance des frontières, des symboles nationaux et de l’agenda de paix avec l’Azerbaïdjan.

Incident de Khankendi
Commentant le récent incident à Khankendi, Mkrtchyan a remis en question le récit officiel, suggérant que l’événement semblait “mis en scène”. Il a souligné la surveillance vidéo étendue de l’attaquant et a demandé pourquoi les autorités n’étaient pas intervenues plus tôt si elles le surveillaient d’aussi près.

Frontières et Déclaration d’Alma-Ata
Mkrtchyan a rejeté le recours de Pachinian à la Déclaration d’Alma-Ata de 1991 comme base de la reconnaissance de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan. Il a soutenu que l’Arménie devrait plutôt s’appuyer sur les traités de 1918–1921 avec la Russie et la Turquie, qui offrent, selon lui, une base plus solide en droit international. Il a insisté sur le fait que fonder la position arménienne sur les frontières de l’ère soviétique revenait à accepter la “loi de la force” plutôt que la “primauté du droit”.

Symboles nationaux
Mkrtchyan a également critiqué la décision du gouvernement arménien de retirer l’image du mont Ararat (Ağrı Dağı) des tampons frontaliers, qualifiant cela de recul symbolique. Il a affirmé que le nom “Ararat” est reconnu dans le monde entier, tant dans les traditions religieuses que culturelles, et que le modifier affaiblit l’identité historique de l’Arménie.

Agenda de paix
L’activiste a contesté l’affirmation de Pachinian selon laquelle la reconnaissance des frontières de l’Azerbaïdjan renforcerait la sécurité de l’Arménie en ouvrant la voie à l’achat d’armes et aux investissements étrangers. Il a soutenu que de telles concessions doivent être accompagnées de garanties réciproques, notamment la restauration des droits civils, de propriété et de circulation pour les Arméniens déplacés, ainsi que de droits réciproques pour les Azerbaïdjanais. Mkrtchyan a qualifié cette approche de règlement nécessaire de “l’option zéro”.

Absence de protestations en Arménie
Interrogé sur la rareté des protestations contre les politiques de Pachinian, Mkrtchyan a évoqué ce qu’il a décrit comme un système basé sur les clans en Arménie. Selon lui, les élites donnent la priorité à la protection de leurs biens, tandis qu’une grande partie de la population civique a émigré.

Conclusion
Lors de l’interview, Mkrtchyan a soutenu que la direction arménienne suivait une voie de concessions symboliques et juridiques qui pourraient affaiblir la position à long terme du pays. Il a appelé à un retour aux cadres juridiques historiques et à une défense plus forte des symboles et droits nationaux.

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