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Monday, January 19, 2026

Quand le « Fait Maison » Devient Dangereux : Pourquoi les Aliments Surgelés Vendus en Ligne Peuvent Vous Rendre Malade

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Avec l’arrivée du froid, la demande d’aliments semi-préparés surgelés augmente en Azerbaïdjan. Les raviolis, khinkali, dolma et autres plats prêts à cuire apparaissent non seulement dans les supermarchés, mais aussi de plus en plus sur les marchés des réseaux sociaux, où des vendeurs privés séduisent les acheteurs avec des prix nettement plus bas.

Mais derrière ces économies peuvent se cacher de sérieux risques pour la santé. Les clients qui ont essayé ces produits rapportent des expériences variées. « J’ai acheté des raviolis en ligne, mais la viande à l’intérieur n’était pas fraîche — même si elle n’était pas périmée », se souvient un consommateur. Un autre a déclaré n’acheter qu’en magasin : « Je vérifie toujours la date de production et les règles de conservation avant d’acheter. »

L’expert en nutrition Seymur Gafarov, parlant à KhazarTV, avertit que la qualité et l’hygiène sont des préoccupations essentielles.

« Avant d’être vendus surgelés, les aliments semi-préparés doivent être congelés individuellement, puis emballés dans du plastique ou du carton avec un étiquetage approprié », explique-t-il. Les produits fabriqués dans des cuisines domestiques non contrôlées et vendus via les réseaux sociaux, dit-il, présentent le plus grand risque.

« Les vendeurs maison n’ont généralement aucune connaissance des exigences légales, aucune formation en hygiène, aucun contrôle médical, et leurs produits ne sont jamais testés en laboratoire », ajoute Gafarov. « Ils achètent simplement les ingrédients, préparent la nourriture chez eux et la vendent de manière informelle. »

L’absence d’un système de contrôle de qualité est particulièrement inquiétante. Si les consommateurs souffrent de vomissements, de diarrhée ou d’intoxication alimentaire, il n’y a aucun producteur responsable vers qui se tourner.

Selon l’Agence de Sécurité Alimentaire d’Azerbaïdjan (AFSA), toutes les entreprises vendant des aliments doivent s’enregistrer et obtenir les documents nécessaires. Le respect est surveillé par des inspections, des plaintes de citoyens et des rapports médiatiques, et les produits dangereux sont retirés du marché. Mais les aliments vendus par des particuliers via les réseaux sociaux échappent en grande partie à la surveillance.

Le prix reste l’attrait principal. Dans les magasins, un demi-kilo de raviolis coûte environ 7 manats, tandis que les khinkali géorgiens se vendent 7,65 manats. Sur les réseaux sociaux, toutefois, les vendeurs proposent 1 kilo de raviolis pour 4–5 manats, ou des khinkali pour 35–40 qapik pièce.

Les experts en sécurité alimentaire avertissent que les bas prix peuvent avoir un coût élevé — non pas pour le portefeuille, mais pour la santé des consommateurs.

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