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Thursday, January 15, 2026

Master en Azerbaïdjan : Révolution de la durée des études ou quête de qualité ?

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Ces dernières années, le débat sur la qualité de l’enseignement supérieur en Azerbaïdjan, sa conformité aux standards internationaux et l’adéquation des diplômés aux exigences du marché du travail s’est intensifié.

Au cœur des discussions : faut-il réduire ou prolonger la durée des études de master ? Ce choix déterminera non seulement la longueur de la formation, mais aussi la profondeur de l’enseignement, sa dimension pratique et le niveau scientifique des futurs professionnels.

L’expert en éducation Kamran Asadov a partagé son analyse sur les conséquences possibles d’un changement de durée. Selon lui, « L’article 19 de la Loi sur l’éducation stipule clairement que le deuxième cycle doit favoriser le développement de compétences scientifiques et appliquées. Ainsi, un master d’un an ne serait approprié que pour des programmes professionnels tels que la gestion ou le droit. »

« En revanche, les formations orientées recherche doivent conserver le modèle de deux ans. L’expérience internationale montre que, si au Royaume-Uni et en Australie les masters d’un an favorisent une insertion rapide sur le marché du travail, en Allemagne ou en Finlande les programmes de deux ans s’avèrent plus efficaces pour approfondir la recherche et préparer au doctorat. Pour l’Azerbaïdjan, la solution optimale serait un système mixte : des masters appliqués de 1 à 1,5 an et des masters scientifiques de deux ans », souligne-t-il.

L’expert a également mis en avant les initiatives stratégiques du ministère azerbaïdjanais de la Science et de l’Éducation : planification fondée sur le système de crédits, intégration des universités aux dispositifs d’assurance qualité et adoption de mécanismes d’évaluation conformes aux classements internationaux. Fait notable, selon le rapport 2024 du processus de Bologne, l’Azerbaïdjan figure parmi les pays « à conformité croissante », preuve de la souplesse structurelle de son système et de son ouverture aux réformes progressives.

« Les universités doivent désormais assumer davantage de responsabilités », conclut Asadov. « Beaucoup de programmes conservent encore des matières héritées de l’époque soviétique. Certaines filières affichent 240 ECTS mais n’en offrent réellement qu’environ 200. Cela révèle une inefficacité du contenu et une planification insuffisante. Les universités doivent passer à un modèle basé sur les compétences, où chaque crédit correspond à un résultat d’apprentissage concret. Sinon, réduire la durée des études entraînera inévitablement une baisse de la qualité. »

Source : Baku.ws

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