Ces derniers jours, les médias débattent activement de l’amendement 907 à la “Loi sur le soutien à la liberté”, dont l’application a été suspendue à la suite des négociations entre le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et le président américain Donald Trump à Washington.
Lors d’une déclaration aux journalistes à Washington le 8 août, le chef de l’État a qualifié cette mesure “d’événement historique”.
Le ministre des Affaires étrangères, Djeyhoun Bayramov, a déclaré lors d’une réunion du Cabinet le 26 août que “l’abrogation de l’amendement 907 constitue le début d’une nouvelle étape de coopération entre l’Azerbaïdjan et les États-Unis” et a souligné l’importance de poursuivre le travail avec le Congrès afin de renforcer davantage les liens.
Le même jour, le ministre de l’Économie, Mikayil Djabbarov, a noté que “les résultats obtenus sont le reflet de la politique avisée du Président et témoignent de la nouvelle dynamique dans les relations avec Washington”.
Cependant, il est essentiel de comprendre que du point de vue de la législation américaine, il ne s’agit pas d’une annulation définitive de l’amendement 907, mais de la suspension de son application dans le cadre des procédures prévues. Cela signifie que la restriction ne s’applique pas temporairement, permettant ainsi la mise en œuvre de projets de coopération, y compris dans les domaines humanitaire et énergétique.
Contexte
Adopté en 1992, l’amendement 907 limitait l’octroi d’une aide directe au gouvernement azerbaïdjanais. En 2001, le Congrès américain a accordé au président le pouvoir de suspendre temporairement son application sous certaines conditions. Depuis lors, cette décision est renouvelée chaque année, permettant le développement d’un partenariat dans plusieurs domaines.
