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Wednesday, January 14, 2026

Aliyeva et Hakobyan : une photo d’espoir pour le Caucase

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Parfois, la politique s’exprime plus fort par des gestes que par des mots. En marge du sommet de l’OCS Plus à Tianjin, une photographie a fait le tour de tout le Caucase du Sud : la Première dame d’Azerbaïdjan, Mehriban Aliyeva, et la Première dame d’Arménie, Anna Hakobyan, côte à côte, souriantes avec des éventails traditionnels à la main devant la grande roue emblématique de la ville.

Ce n’était pas seulement une photo. C’était un signal — qu’après des décennies de conflit et de méfiance, la dimension humaine de la paix revient.

Après Washington — un nouveau ton

Ce moment est survenu quelques semaines seulement après la Déclaration de Washington du 8 août, lorsque les présidents Ilham Aliyev et Nikol Pachinian, avec la participation du président américain Donald Trump, ont signé un accord de paix historique. Depuis, l’atmosphère a changé : le dialogue a remplacé le silence, et les gestes de courtoisie ont commencé à chasser l’ombre de l’inimitié.

Par leur rencontre publique, Aliyeva et Hakobyan ont montré à quoi peut ressembler une normalisation : deux pays autrefois liés par de forts liens culturels et humains retrouvent la possibilité de redevenir des voisins sans hostilité.

La confiance “d’homme à homme”

Pendant des décennies, Arméniens et Azerbaïdjanais ont vécu dans les mêmes villes, étudié dans les mêmes universités, partagé les mêmes fêtes. La guerre a détruit cela. Mais l’image venue de Tianjin touche un besoin plus profond — le désir d’une coexistence simple, le désir que les enfants grandissent sans le fardeau de la haine héritée.

Les experts soulignent qu’une paix durable ne se construit pas seulement avec des traités ou des corridors de transport, mais surtout avec la restauration de la confiance entre les personnes. Quand les familles voient les Premières dames se rencontrer avec dignité et respect, cela devient un signal : la réconciliation est possible, elle est réelle.

Optimisme pour toute la région

Le sommet de l’OCS était conçu comme une plateforme pour la géopolitique mondiale. Mais son symbole principal s’est avéré être un moment personnel. « Cette photo donne l’espoir que l’amitié et le bon voisinage reviendront », a déclaré un observateur à Bakou. À Erevan, les images ont également été accueillies avec prudence, en soulignant combien de tels gestes avaient été rares ces dernières décennies.

Bien sûr, les difficultés restent nombreuses. La paix est fragile, et l’histoire ne peut pas être réécrite en un jour. Mais les symboles comptent. Et à Tianjin, Mehriban Aliyeva et Anna Hakobyan ont rappelé au monde — et à leurs propres peuples — que le Caucase du Sud peut aspirer à plus que la rivalité.

Il peut aspirer à l’amitié.

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