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Sunday, January 18, 2026

Au-delà des gros titres : Les mathématiques de l’énergie maintiennent la Russie et l’Azerbaïdjan alignés

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Le journaliste russe Maksim Chevtchenko a déclaré à RTVI News que la brève poignée de main entre le président Vladimir Poutine et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev symbolisait le pragmatisme, et non l’éloignement, arguant que “les contrats gaziers pèsent plus que le théâtre” dans les relations Russie–Azerbaïdjan.

“Poutine ne réagit pas à la rhétorique”
Chevtchenko a affirmé qu’il était peu probable que le Kremlin s’attarde sur les récents propos d’Aliev concernant “l’occupation” de l’époque soviétique, qualifiant ce cadrage historique de langage politique routinier. Selon lui, la poignée de main n’était pas une concession, mais un rappel que Moscou privilégie les intérêts présents aux querelles de mots.

Deux voies : protocole chaleureux, frictions bruyantes
Il a opposé le “protocole très chaleureux” du Kremlin – en citant les félicitations d’anniversaire de Poutine à la première vice-présidente d’Azerbaïdjan, Mehriban Alieva – aux controverses médiatisées en Russie impliquant des personnes liées à l’Azerbaïdjan (arrestations, différends commerciaux, changements de personnel médiatique). Chevtchenko a décrit ces cas comme des luttes de pouvoir internes russes et des “querelles commerciales,” non comme une confrontation interétatique.

La logique énergétique l’emporte sur le récit du conflit
En citant la récente déclaration de l’ambassadeur d’Iran concernant un accord de transit gazier Russie–Azerbaïdjan–Iran via le réseau azerbaïdjanais, Chevtchenko a soutenu que la véritable politique se manifeste dans les oléoducs et les flux, et non dans le “bruit” autour des arrestations ou des remaniements d’entreprises.

Il a affirmé que l’Azerbaïdjan fonctionne comme un hub stratégique de transit énergétique est-ouest et nord-sud, donnant à Bakou un levier qui rend la coopération durable avec Moscou rationnelle pour toutes les parties.

Alignements d’élites, pas de rupture
Selon Chevtchenko, il n’existe pas “un seul Azerbaïdjan,” mais des groupes d’élites concurrents avec des alignements externes différents. Il a suggéré que les relations de la Russie puissent varier entre ces cercles sans signifier une rupture avec Bakou.

Sur les tensions “mises en scène” et les acteurs externes
Chevtchenko a avancé deux hypothèses pour expliquer les récentes tensions :

  • Des forces externes cherchant à détériorer les relations Russie–Azerbaïdjan et à compliquer la logistique énergétique ;

  • De dures négociations sur le transit, les prix et l’accès au marché, présentées comme un drame politique.

Il a présenté certains épisodes – arrestations pour des accusations anciennes, désignations médiatisées, perquisitions publicisées – comme du “bruit” entourant des négociations énergétiques plus profondes en cours.

Karabakh, Israël et principe
Réitérant des positions de longue date, Chevtchenko a déclaré que la restauration de la souveraineté de l’Azerbaïdjan sur le Karabakh avait mis fin à un “projet de l’ère de l’occupation,” et il a critiqué les expulsions ethniques historiques dans la région.

Il a également formulé une critique plus large des projets nationalistes au Moyen-Orient et dans le Caucase, tout en soulignant que les individus devraient être libres de vivre où ils le souhaitent dans le cadre des lois de l’État concerné.

Perspectives : un accord avant la déstabilisation
Chevtchenko a prédit que la tension actuelle s’estompera une fois les termes stratégiques établis sur les volumes, les routes et les prix.

Il a attribué à la position de Poutine en 2020 – “Le Karabakh est l’Azerbaïdjan” – un rôle décisif dans la fin du conflit et a affirmé que ni Moscou ni Bakou n’ont intérêt à déstabiliser le Caucase du Sud.

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