Comme annoncé précédemment, le président de la République d’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, a approuvé en début d’année le Programme d’État pour l’amélioration de l’infrastructure de transport de la ville de Bakou et de ses environs pour la période 2025–2030.
L’un des volets du programme prévoit la modification des horaires de travail des organismes publics, établissements éducatifs et médicaux afin de réduire la charge du trafic dans la capitale.
En 2025–2026, les horaires de travail des institutions publiques, éducatives, médicales et de certaines entreprises privées seront organisés selon un régime flexible. Les autorités concernées sont chargées d’analyser et d’approuver la liste des structures où le nouveau système sera introduit en priorité.
Avec la rentrée, les embouteillages demeurent l’un des principaux problèmes à Bakou — la circulation est difficile aux heures de pointe, et le projet pilote des bus scolaires ne couvre pas encore tous les établissements. L’adoption d’horaires flexibles est considérée comme une mesure essentielle pour désengorger le réseau de transport de la capitale.
Le député-économiste Vugar Bayramov, dans un commentaire pour Ölkə.az, a indiqué que l’introduction d’un horaire flexible s’appuie sur les pratiques internationales et peut devenir un outil efficace :
« Dans les pays développés, notamment en Europe, des horaires différenciés pour les administrations, le secteur privé et les services sont appliqués depuis longtemps. Cela aide à réduire la pression sur les routes. L’application d’un modèle similaire en Azerbaïdjan est tout à fait logique. »
Selon lui, dans différentes institutions, la journée de travail commencera à des heures variées afin d’éviter les pics matinaux et vespéraux du trafic.
« Ce ne sera pas l’horaire standard de 9h00 à 18h00. Toutefois, la durée quotidienne du travail restera de huit heures, conformément au Code du travail. L’expérience des pays développés montre que cette approche réduit effectivement les embouteillages », a ajouté Bayramov.
Le juriste Sahib Mammadov a également soutenu cette idée, tout en précisant que le régime flexible à lui seul ne résoudra pas le problème sans un ensemble de mesures :
« Le changement d’horaire n’est qu’une mesure parmi d’autres. Il est tout aussi important d’éviter le stationnement chaotique devant les écoles, qui constitue souvent la cause principale des embouteillages aux heures de pointe. Si ce problème n’est pas réglé, l’horaire flexible ne suffira pas. »
Mammadov a noté que, pour les petites structures comptant peu d’employés, la modification des horaires pourrait être difficile. Il a ajouté qu’il est essentiel de contrôler le respect du nouveau régime après sa mise en œuvre.
