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Tuesday, January 13, 2026

De Bakou à Leeds : une Azerbaïdjanaise transmet les danses nationales aux enfants en Grande-Bretagne

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En semaine, Sakina Mukhtarli est responsable hygiène et sécurité au conseil municipal de Leeds. Le week-end, elle devient professeure de danse, enseignant aux enfants le rythme et l’élégance des danses folkloriques azerbaïdjanaises.
Ayant grandi à Bakou dans une famille imprégnée de musique et de littérature, elle confie que sa passion est née très tôt. « Mon oncle jouait, et je dansais sur sa musique », se souvient-elle. « Plus tard, ma mère a inscrit ma sœur et moi dans l’ensemble Jujalarim, où je suis montée sur scène pour la première fois. » Après son installation au Royaume-Uni en 2019, puis à Leeds avec son mari, musicien et danseur, elle a commencé à organiser des cours le week-end. La plupart de ses élèves sont de jeunes Azerbaïdjanais nés en Angleterre, mais elle a aussi animé des classes à Londres et Cambridge avec des participants britanniques, russes, ouzbeks, iraniens, espagnols et grecs.
« Certains enfants trouvent les danses difficiles et trop énergiques au début », explique Mukhtarli, « mais à la fin du cours, ils sourient et sont fiers de ce qu’ils ont appris. »
Les costumes et mouvements éveillent souvent la curiosité du public local. « Après les représentations, les gens viennent demander des informations sur nos tenues et traditions », dit-elle. « Cet intérêt nous donne de l’énergie pour continuer. »
Elle reconnaît que le mal du pays reste un défi : « Rien ne peut remplacer sa patrie », dit-elle. Mais enseigner la danse l’aide à garder le lien. « Notre État soutient les projets culturels à l’étranger, mais nous devons aussi organiser des événements, des expositions, des journées de musique et de danse », souligne-t-elle. « La danse est notre histoire vivante — elle ne doit jamais être oubliée. »
Même si une seule élève se présente, elle enseigne avec la même ferveur : « Parce qu’un seul enfant peut transmettre ce savoir plus loin. »
Pour elle, chaque répétition est plus qu’un cours de chorégraphie : c’est une affirmation d’identité. « Où que nous vivions, l’Azerbaïdjan reste dans notre cœur. »

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