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Tuesday, January 13, 2026

De Ganja à Khankendi : comment les IIIes Jeux de la CEI ont transformé les régions d’Azerbaïdjan et ouvert la voie aux champions de demain

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L’Azerbaïdjan vient d’achever avec succès le plus grand événement sportif de l’année : les IIIes Jeux de la Communauté des États Indépendants (CEI), réunissant 23 disciplines et célébrés par de spectaculaires cérémonies d’ouverture et de clôture au stade municipal de Ganja.

C’est la première fois dans l’histoire du pays qu’une compétition multinationale de cette envergure se déroule entièrement en dehors de la capitale. Ganja, Gabala, Sheki, Mingechevir, Goygol, Yevlakh et Khankendi ont accueilli les épreuves et les cérémonies, offrant une véritable vitrine du potentiel régional.

En tant que pays hôte, l’Azerbaïdjan a signé un record national avec 184 médailles — 33 d’or, 56 d’argent et 95 de bronze — derrière la Russie (231) et devant la Biélorussie (122). Le progrès, par rapport aux éditions précédentes, est évident, souligne le quotidien Kaspi.

Un héritage d’infrastructures

Les Jeux ont entraîné une modernisation spectaculaire du nord-ouest et de l’ouest du pays. À Ganja, un nouveau Palais des sports de 40 000 m² a ouvert ses portes, doté de salles polyvalentes, de piscines et d’un hôtel de 80 chambres. Le stade municipal, d’une capacité de 15 343 places et répondant aux normes UEFA-4, est désormais opérationnel. Ces installations servent déjà de base permanente pour les équipes nationales et les compétitions.

Mingechevir a confirmé son titre de “capitale de l’aviron” avec le centre olympique Kur, où se sont tenues les épreuves de canoë-kayak, de karaté et de taekwondo. Gabala s’est distinguée en tir sportif et en sports de raquette, Sheki a accueilli la gymnastique, Yevlakh le boxe, Goygol le judo et le sambo, tandis que Khankendi a vibré au rythme du tir à l’arc — symbole fort du renouveau sportif sur les territoires libérés du pays.

Des compétences et une organisation solides

Environ 3 000 bénévoles ont été mobilisés dans les sept villes, dont 1 250 à Ganja. Formés à la gestion sportive, à la communication et à la logistique, ils représentent désormais un vivier essentiel pour les futurs événements.
La logistique a passé son test haut la main : circulation régulée, sécurité renforcée, navettes ponctuelles. Ce modèle servira de référence pour les compétitions à venir.

Un impact économique et social tangible

Les infrastructures d’accueil ont été mises à l’épreuve et ont prouvé leur efficacité. Les visiteurs ont associé sport et tourisme, découvrant musées et paysages naturels. De nombreuses installations combinent désormais fonctions sportives, hôtelières et de conférence, assurant une activité tout au long de l’année.

Une nouvelle génération en marche

Les sept villes ont harmonisé leurs systèmes d’accréditation, d’assistance médicale et de communication numérique. Ce professionnalisme renforce la base sportive nationale et facilite la progression des jeunes vers les sélections adultes.
Les compétitions de natation, de trampoline, d’escrime et de chovgan (jeu équestre traditionnel) ont révélé de nouveaux talents, tandis que les sports de combat ont confirmé la solidité de l’école azerbaïdjanaise.

Au total, 13 pays ont participé, avec 246 ensembles de médailles décernés dans 23 disciplines. Dans la dernière semaine, les arènes régionales ont dicté le rythme du calendrier, et Ganja a démontré son aptitude à devenir la “Capitale sportive de la CEI 2025”.

L’avenir se dessine

À court terme, les mêmes sites accueilleront des tournois pour enfants et adolescents, des ligues scolaires et universitaires, ainsi que des formations d’entraîneurs et d’arbitres issus du réseau de bénévoles. À moyen terme, ils pourront recevoir des coupes et championnats continentaux.
Les Jeux ont ainsi agi comme un déclencheur pour un développement équilibré du sport à travers le pays.

Les cérémonies d’ouverture et de clôture à Ganja ont rivalisé avec les plus grands événements internationaux : mise en scène dynamique, effets visuels, artistes renommés et milliers de bénévoles.
L’Azerbaïdjan a montré qu’il sait à la fois gagner et bâtir.

Quand les projecteurs du stade se sont éteints, la lumière ne s’est pas évanouie — elle s’est dispersée dans les cours d’école, les salles d’entraînement, et dans les yeux des enfants qui rêvent déjà de porter les couleurs nationales.
Ce n’est pas seulement le résultat d’un tournoi, mais un investissement dans l’avenir : celui d’un pays confiant en sa force et fier de ses régions.

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