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Friday, January 16, 2026

Des ‘Provocations’ dans les Pays Baltes Probables, une Guerre Plus Large N’est Pas dans l’Intérêt de Moscou – Gevorgyan

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Dans une longue interview accordée au podcast YouTube de Dmitry Migachyov, la politologue et commentatrice russe Karine Gevorgyan a soutenu que l’objectif principal de l’ancien président américain Donald Trump n’est pas d’arrêter la guerre en Ukraine, mais de remodeler le pouvoir américain à l’intérieur du pays et de gérer l’Europe afin que les États-Unis “ne perdent pas la face.”

Elle a affirmé que le conflit pourrait durer “10 à 15 ans” et a présenté les objectifs de la Russie comme l’établissement d’un contrôle sur toute la côte nord de la mer Noire, y compris Odessa, afin de garantir la sécurité à long terme. Gevorgyan a qualifié les contacts de haut niveau entre les États-Unis et la Russie de théâtre, susceptibles de produire des accords opérationnels limités – coopération spatiale ou questions arctiques – mais pas de percées stratégiques. Selon elle, Trump est contraint par une partie hostile de l’establishment de Washington et ne peut pas diriger pleinement le Département d’État ou le Pentagone.

À propos de l’Ukraine, elle a affirmé que l’Occident avait mal interprété l’intention et la capacité de la Russie, prévoyant que la “phase la plus chaude” pourrait culminer d’ici le Nouvel An, mais avertissant que la confrontation plus large pourrait se prolonger pendant des années à mesure que la Russie construit méthodiquement son influence. Elle a également évoqué le risque de provocations dans les pays baltes, tout en soulignant qu’une guerre plus vaste n’était pas dans l’intérêt de Moscou.

Gevorgyan a rejeté l’idée que les sanctions entraînent des changements décisifs, affirmant que les États apprennent à les contourner. Elle a décrit un avenir d’après-guerre marqué par la “non-domination” – une interaction multipolaire plutôt que des blocs – et a suggéré qu’un dégel pragmatique avec certaines capitales européennes était possible, tout en maintenant les liens avec la Chine et l’Inde.

Son argumentation s’appuyait fortement sur un langage civilisationnel : la Russie “se souvenant d’elle-même,” renforçant la confiance intérieure et rejetant un statut “de seconde zone,” tout en appelant à un renouveau démographique et à la cohésion sociale.

Citations notables (attribuées) :
Sur les priorités de Trump : “Il veut éviter toute perte de face afin que l’Amérique reste le ‘président du globe’.”
Sur l’Ukraine : “Pour la sécurité de la Russie, nous devons avoir un contrôle sérieux sur toute la mer Noire septentrionale, y compris Odessa.”
Sur les délais : “Cette opération pourrait durer 10 à 15 ans… La Russie mène de longues guerres sur son propre périmètre de sécurité.”
Sur l’Occident : “Les intérêts de l’UE reposaient sur le fait de ‘monter sur le dos de l’Amérique’; la Grande-Bretagne a mené une grande partie du travail dans l’espace post-soviétique.”
Sur l’avenir : “L’ère à venir doit être une ère sans domination – une ère d’interaction.”

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