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Sunday, January 18, 2026

Du Sifflet au Volant : L’Arbitre Azerbaïdjanais Suspendu Conduit Maintenant un Taxi

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L’ex-arbitre de football Rauf Allahverdiyev, récemment interdit d’arbitrage, a postulé pour travailler dans une entreprise de taxi bien connue à Bakou, rapporte idman.biz. Une fois sa paperasse complétée, il devrait commencer son nouveau travail derrière le volant.

La carrière d’arbitre d’Allahverdiyev a pris fin brutalement après ce que les responsables ont décrit comme une “erreur majeure” lors du premier match de la demi-finale de la Coupe d’Azerbaïdjan entre Neftçi et Sabah le 2 avril de la saison passée. La décision a déclenché une vive réaction des clubs, des supporters et des analystes, qui ont non seulement remis en question cette décision spécifique, mais ont également mis en lumière la dégradation générale des normes d’arbitrage.

L’Association de football d’Azerbaïdjan (AFFA) a ensuite annoncé que son contrat ne serait pas renouvelé, non seulement à cause de la décision controversée, mais aussi en raison des déclarations publiques qu’il avait faites, que la fédération estimait avoir nui à sa réputation professionnelle.

Critiques et Problèmes Plus Profonds

Bien que les erreurs d’arbitrage soient inévitables dans le jeu, les critiques soutiennent que le cas d’Allahverdiyev est un symptôme de problèmes structurels plus larges dans le football azerbaïdjanais. La transparence dans la sélection des arbitres, la formation et l’évaluation des matchs reste minimale, et les décisions disciplinaires semblent souvent opaques. Sans un système d’examen indépendant et cohérent, le public reste dans l’incertitude quant à savoir si les sanctions sont justes ou politiquement motivées.

Influence Politique et Commerciale sur le Jeu

Plusieurs spécialistes du football et journalistes sportifs soulignent l’intersection puissante entre la politique, les affaires et le football en Azerbaïdjan. Les clubs bénéficiant d’un fort soutien politique ou de sponsors d’entreprises influentes, en particulier ceux liés aux entreprises d’État ou aux sociétés détenues par des oligarques, sont largement considérés comme recevant un traitement plus favorable de la part des arbitres. Cet environnement peut mettre les arbitres dans une position impossible : sous pression pour prendre des décisions qui protègent les intérêts de certains clubs, tout en étant vulnérables à de lourdes sanctions si ces décisions suscitent l’indignation publique.

Dans ce climat, certains observateurs suggèrent qu’Allahverdiyev est devenu un bouc émissaire commode, puni publiquement pour montrer la “responsabilité” tandis que des problèmes plus profonds et systémiques restent non résolus. Sans de véritables réformes pour séparer la gouvernance du football des intérêts politiques et commerciaux, les critiques avertissent que la crédibilité du football local continuera de s’éroder, quel que soit l’arbitre à la ligne de mire suivant.

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