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Wednesday, January 14, 2026

En Azerbaïdjan, l’achat de téléphones à 5.000 manats est perçu comme un syndrome psychologique

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En Azerbaïdjan, la course aux derniers smartphones est devenue un phénomène social. Les acheteurs font la queue toute la nuit pour être parmi les premiers à acquérir les nouveaux modèles, même lorsque les prix atteignent 3.000 à 5.000 manats (1.760–2.940 dollars). Certains s’endettent même simplement pour posséder le dernier appareil. Le sociologue Elchin Bayramli a déclaré à Bizim.Media que ce comportement est loin d’être normal :

« Vivre pour la mode et courir après chaque tendance est un syndrome psychologique. Les grandes entreprises exploitent cette faiblesse en vendant des produits à des prix gonflés. Les nouveaux modèles sont souvent presque identiques aux versions précédentes, avec seulement de petits changements de design ou de fonctions, et pourtant ils sont commercialisés à des prix bien plus élevés. Les acheter immédiatement n’est pas un choix rationnel – c’est un trouble. »

Bayramli affirme qu’un tel comportement reflète un problème social plus profond :

« Dans notre société, les gens essaient de prouver leur valeur par des possessions — téléphones, voitures, vêtements — plutôt que par des valeurs, l’intellect ou la culture. Ceux qui se précipitent pour acheter un téléphone à 5.000 ou 6.000 manats n’utilisent même pas toutes ses capacités. Ils se limitent à des appels et messages simples, qui pourraient être faits avec un appareil à 300 dollars. Cet achat est surtout destiné à l’apparence, pas au besoin. »

Selon le sociologue, cette quête de symboles de statut est liée à un « vide intérieur » :

« C’est une forme de lavage de cerveau, un système de zombification. Les personnes ayant des vides moraux ou émotionnels cherchent à se valider par des objets. C’est un signe de graves problèmes psychologiques, et elles ont besoin d’une aide professionnelle. »

Bayramli a souligné que la véritable valeur ne se mesure pas à ce que possède une personne, mais à son éthique, son éducation et sa profondeur culturelle.

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