La période d’admission universitaire est terminée et de nombreux candidats, n’ayant pas intégré d’établissements nationaux, se tournent désormais vers les universités étrangères. Toutefois, une décision précipitée peut entraîner de sérieux problèmes à l’avenir, notamment le non-reconnaissance du diplôme obtenu et la perte de plusieurs années.
Les experts rappellent que le choix d’une université étrangère doit reposer sur plusieurs critères essentiels.
Principales conditions pour la reconnaissance d’un diplôme étranger :
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La spécialité choisie doit figurer dans les classifications officielles approuvées par le Conseil des ministres
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L’université doit être accréditée par l’autorité locale d’assurance qualité du pays concerné
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En formation présentielle, l’étudiant doit résider physiquement plus de 5 mois par an dans le pays d’études et assister régulièrement aux cours
Elnur Khalilov, chef de département à l’Agence pour l’Assurance de la Qualité en Éducation, conseille aux candidats de vérifier au préalable le statut des universités étrangères :
« Sur le portail tkta.edu.az, nous avons publié une liste d’environ 30 % des universités dont les diplômes ne sont généralement pas reconnus dans notre pays. De plus, les candidats peuvent obtenir des informations sur les établissements reconnus et accrédités via le site officiel www.enic-naric.net, en choisissant la section correspondant au pays concerné. »
Les spécialistes s’inquiètent particulièrement de la publicité massive des programmes dits d’“enseignement ouvert” proposés dans certaines universités turques. Khalilov prévient :
« Cette forme d’enseignement n’est pas prévue par notre législation ; par conséquent, les diplômes obtenus de cette manière ne seront pas reconnus. »
Autre tendance préoccupante : la promotion active des formations en ligne dans les universités étrangères. Sur ce point, Khalilov est catégorique :
« Nous soulignons que la reconnaissance des qualifications obtenues en ligne est impossible par l’Agence d’assurance qualité. Nous recommandons vivement aux candidats de ne pas se fier à ce type de publicité. »
En conclusion, il est fortement recommandé aux étudiants envisageant des études à l’étranger de faire preuve d’une vigilance maximale et de mener des recherches approfondies sur l’établissement et la spécialité choisis. Sinon, ils risquent de perdre 4 à 5 ans pour un diplôme qui n’aura aucune valeur.
