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Tuesday, January 13, 2026

La Russie Quitte la Convention contre la Torture — Le Kremlin Prépare-t-il une Répression de Masse ?

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Le gouvernement russe a proposé au président Vladimir Poutine de mettre fin à la participation de la Russie à la Convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants, renforçant ainsi sa rupture avec les normes juridiques européennes.

La décision inclut la dénonciation de la convention de 1987 ainsi que de ses protocoles additionnels de 1993. Une fois validé, le projet sera soumis à la Douma d’État pour ratification.

Selon les critiques, ce n’est pas un simple détail technique, mais un feu vert aux abus systémiques. En abandonnant l’un des principaux instruments européens de défense des droits humains, la Russie se prive du dernier mécanisme externe surveillant le traitement des détenus. Les défenseurs des droits de l’homme avertissent que cette étape pourrait ouvrir la voie à la torture de masse, aux emprisonnements politiques et à une répression brutale de la dissidence dans un climat de plus en plus autoritaire.

La Russie avait adhéré à la convention en 1996, mais son influence s’est affaiblie après la sortie du Conseil de l’Europe en 2022. Depuis, Moscou a supprimé plusieurs garanties légales et dénoncé la Convention européenne des droits de l’homme, marquant un retrait délibéré de la supervision internationale.

Les analystes y voient une pièce maîtresse de la stratégie du Kremlin pour institutionnaliser la répression sans rendre de comptes. Alors que les prisons se remplissent de détenus politiques, d’objecteurs de conscience et de minorités ethniques ciblées par des lois sévères, l’absence de contrôle externe pourrait transformer les centres de détention en véritables trous noirs pour les droits humains.

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