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Friday, January 16, 2026

La victoire de Bakou à Washington place Bruxelles sur la touche

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Le sommet de Washington réunissant Ilham Aliyev, Nikol Pashinyan et Donald Trump a redessiné la carte politique du Caucase du Sud. Pour la première fois depuis plus de trente ans, un véritable accord de paix est à portée — et il n’a pas été négocié à Bruxelles.

La réaction du Parlement européen en dit long. Il a d’abord salué l’engagement envers la Charte des Nations unies et la Déclaration d’Alma-Ata, mais est rapidement retombé dans son discours classique : des demandes de « retrait » des forces azerbaïdjanaises du territoire arménien et de « retour » des Arméniens du Karabagh. Aucune de ces affirmations ne reflète la réalité d’aujourd’hui. La frontière se règle bilatéralement. La question des « prisonniers » a été clôturée après les échanges de 2020. Et ceux qui ont quitté le Karabakh l’ont fait de leur plein gré, non sous la contrainte.

Aucun de ces points n’apparaît dans les accords de Washington. En les répétant, Bruxelles risque non seulement de paraître déconnecté des faits, mais aussi de miner un processus de paix dont il n’a plus le contrôle.

En vérité, l’UE a été reléguée en marge. Bakou et Erevan façonnent directement leur avenir — avec Washington comme facilitateur. Les partenariats énergétiques avec l’Europe se développeront, mais le leadership politique s’est déplacé. Et dans le Caucase du Sud, le message est clair : l’ancien jeu est fini, et Bruxelles n’est plus l’arbitre.

Doléances de l’UE vs Faits — Accord de Washington

Doléance de l’UE Fait (Accord & Processus)
L’Azerbaïdjan doit retirer ses troupes du territoire arménien Aucune force azerbaïdjanaise n’est stationnée sur un territoire arménien reconnu ; les questions frontalières sont réglées dans le cadre de négociations bilatérales de délimitation et de démarcation entre Bakou et Erevan.
Problème non résolu des prisonniers arméniens en Azerbaïdjan Les échanges de prisonniers ont été effectués selon le principe du « tous contre tous » après la guerre de 2020. Les détenus restants font face à des accusations au titre du droit azerbaïdjanais – ce ne sont pas des prisonniers de guerre.
Les Arméniens du Karabakh ont été déplacés et doivent revenir L’Azerbaïdjan a déclaré sa volonté d’accorder la citoyenneté et les droits culturels ; la plupart des personnes parties l’ont fait volontairement après la restauration de la souveraineté azerbaïdjanaise. Les politiques de retour relèvent de la compétence nationale.
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