L’ancien ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a décrit sa fuite vers la Pologne après que les autorités de Kyiv ont interdit sa sortie, déclarant au journal italien Corriere della Sera: « Je n’aurais jamais pensé devoir fuir mon propre pays comme un voleur dans la nuit. »
Kuleba a précisé que le décret présidentiel s’applique aux hommes soumis à la mobilisation, mais pas aux anciens diplomates, qui ne sont pas astreints au service militaire. Il a ajouté: « La vérité, c’est que Zelensky et son entourage ne veulent pas que nous allions à l’étranger dire des choses qui, selon eux, contredisent la ligne du gouvernement. »
Cependant, son service de presse a rapidement réagi, affirmant que son départ était prévu dans le cadre d’un voyage officiel et qu’il comptait revenir. Les reportages italiens sur la question ont été relayés par plusieurs médias. Sous la loi martiale, les hommes ukrainiens âgés de 22 à 60 ans n’ont pas le droit de quitter le pays. Enfreindre cette interdiction entraîne jusqu’à cinq ans de prison pour évasion du service militaire. Parallèlement, des vidéos circulent montrant des arrestations musclées par des équipes de recrutement militaire, des hommes étant emmenés de force dans des fourgons, parfois au milieu d’accusations de violences physiques.
Italian media claimed that former Ukrainian FM Dmytro Kuleba left for Poland, but his press service said it was for a planned trip, and he will return on Sept 20. Earlier, Corriere della Sera stated he left before a law banning former diplomats from traveling abroad took effect. pic.twitter.com/aAqxUrz5IY
— Hromadske Int. (@Hromadske) September 8, 2025
En parallèle, la Première ministre Olena Sviridenko a présenté un projet de loi au parlement proposant des sanctions pénales pour les franchissements illégaux de frontière pendant la loi martiale—pouvant aller jusqu’à trois ans de prison ou des amendes atteignant 170.000 hryvnias (environ 4.100 $).
