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Thursday, January 15, 2026

L’Arménie va accorder aux États-Unis le contrôle d’un corridor stratégique dans le cadre d’un accord de paix historique — Reuters

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Dans un bouleversement géopolitique majeur, l’Arménie s’apprête à accorder aux États-Unis des droits exclusifs pour développer et gérer un corridor de transit stratégique sur son territoire, dans le cadre d’un accord de paix historique avec l’Azerbaïdjan, selon Reuters, citant des responsables américains.

L’accord, qui devrait être signé demain 8 août à la Maison-Blanche en présence du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et du Premier ministre arménien Nikol Pachinian, instituera la Route Trump pour la Paix et la Prospérité internationale (TRIPP), un corridor sous contrôle américain destiné à relier l’Azerbaïdjan continental à son exclave du Nakhitchevan.

Selon des sources, le corridor sera développé selon la législation arménienne, mais loué à long terme aux États-Unis, qui le sous-loueront à un consortium privé chargé de l’infrastructure et de l’exploitation. Les responsables affirment que l’initiative vise à libérer le potentiel régional et à prévenir de nouveaux conflits par la diplomatie commerciale.

Dans un geste symbolique, les dirigeants des deux pays du Caucase du Sud demanderont également la dissolution du Groupe de Minsk de l’OSCE, organisme longtemps inactif coprésidé par les États-Unis, la Russie et la France depuis 1992.

Cet accord pourrait aussi ouvrir la voie à l’adhésion de l’Azerbaïdjan aux Accords d’Abraham, cadre de normalisation entre Israël et les États arabes, piloté par les États-Unis et lancé sous la première présidence Trump.

Reuters présente ce sommet comme un nouvel effort de Donald Trump pour s’ériger en faiseur de paix mondial durant son mandat actuel, soulignant ses récentes affirmations d’avoir résolu des conflits impliquant l’Inde, le Pakistan, l’Iran, le Congo et le Rwanda — le tout “en quelques mois à peine”.

Le traité de paix en 17 articles entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan affirmerait la reconnaissance mutuelle de la souveraineté et des frontières, renoncerait aux revendications juridiques antérieures à l’accord et s’engagerait à exclure toute force militaire tierce des zones frontalières.

Si elle est signée comme prévu, l’initiative TRIPP pourrait marquer un rééquilibrage historique du pouvoir et de l’influence dans le Caucase du Sud — avec les États-Unis prenant la place traditionnellement occupée par la Russie.

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