Selon Gununsesi.info, une affaire pénale a été ouverte contre Shahla Ismayil, présidente de la Société des Femmes pour le Développement Raisonné, en vertu de deux articles du Code pénal de l’Azerbaïdjan.
L’affaire est instruite par le Département d’enquête du Parquet général, qui mène une enquête plus large sur les activités de plusieurs organisations non gouvernementales. Les détails précis des accusations contre Ismayil n’ont pas été divulgués.
Shahla Ismayil est connue pour son travail en faveur de l’égalité des genres et de la consolidation de la paix. En 2022, elle a reçu l’Ordre national de la Légion d’honneur (Chevalier) pour ses contributions aux droits des femmes. La distinction lui a été remise à l’ambassade de France à Bakou.
Depuis le lancement de l’enquête par le Parquet général, cinq personnes ont été arrêtées, tandis que d’autres ont été placées sous contrôle judiciaire ou soumises à des restrictions de déplacement.
Parmi les personnes inculpées figurent Galib Bayramov, directeur du Centre de recherche économique et frère de l’économiste Gubad Ibadoghlu de la London School of Economics ; Bashir Suleymanli, directeur de l’Institut des droits civiques ; et Nargiz Mukhtarova, militante des droits des femmes.
Le procès de Hafiz Hasanov, président de l’Union publique “Droit et Développement”, doit débuter le 22 octobre.
Les observateurs soulignent que cette affaire survient dans un contexte de surveillance accrue des ONG en Azerbaïdjan, où plusieurs organisations et militants ont récemment fait l’objet d’enquêtes financières et juridiques. Les autorités affirment que ces mesures visent à renforcer la transparence et le contrôle, tandis que les critiques estiment qu’elles risquent de restreindre davantage l’espace d’action des groupes indépendants.
