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Thursday, January 15, 2026

Le piège de la “beauté” sur les réseaux sociaux : pourquoi les jeunes Azerbaïdjanaises rejettent-elles leur apparence ?

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Petit nez, yeux en amande, traits du visage nets, peau lisse, lèvres pulpeuses…

Sur les réseaux sociaux, on voit souvent des femmes présentant ces caractéristiques, perçues comme l’idéal de beauté et “l’image parfaite” par les utilisateurs.

Ces traits reflètent les standards modernes de beauté, véhiculés par le cinéma et les plateformes numériques. Les jeunes filles tentent de les imiter, en recourant à des soins esthétiques ou à la chirurgie plastique. Pourtant, même après ces changements, beaucoup demeurent insatisfaites. Ces normes réduisent souvent l’estime de soi et l’amour-propre.

Mais comment s’en sortir ? Comment aider une personne à aimer son apparence ?

La psychologue Minara Sabzaliyeva explique que ce rejet peut avoir plusieurs causes :

« La première est une faible estime de soi, souvent formée dès l’enfance. Cela est influencé non seulement par les traumatismes psychologiques, mais aussi par l’environnement social, les valeurs et les croyances. Le problème ne vient pas du physique, mais des convictions de la personne. Elle pense que son visage ou son corps ne sont pas assez bien, et croit que cela explique pourquoi elle n’est pas aimée.

La deuxième raison est liée aux images construites sur les réseaux sociaux. En se comparant à ces standards idéalisés, il est rare que l’on se sente satisfait.

La troisième concerne les normes sociales qui associent la valeur d’une femme à son apparence. Depuis longtemps, la beauté est un critère central d’évaluation des femmes, et dès leur jeunesse, elles se heurtent à ces stéréotypes. »

La psychologue a aussi donné des recommandations pour apprendre à s’accepter :

« Pour aimer son apparence, il faut travailler sur le sentiment de valeur intérieure. La psychothérapie aide à comprendre que la valeur d’une personne ne se limite pas à son apparence. Il est aussi important d’accepter les réseaux sociaux tels qu’ils sont, en réalisant que les images filtrées et irréalistes font partie de leur nature. De plus, développer ses qualités et compétences intérieures réduit l’insatisfaction liée à l’apparence. »

Minara Sabzaliyeva conseille aux parents et enseignants : plutôt que de dire aux filles “tu es belle” dès l’enfance, il vaut mieux mettre en avant leur intelligence, leurs compétences et leurs talents. De telles paroles ont un effet plus positif sur la construction de la personnalité.

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