-1.6 C
Munich
Saturday, January 17, 2026

Le Tribunal de Bakou Examine une Affaire d’Espionnage Liée à la France

Doit Lire


Le Tribunal des crimes graves de Bakou a tenu une nouvelle audience dans le procès très médiatisé pour espionnage de Martin Ryan, accusé d’espionnage au profit de la France, et d’Azad Mammadli, poursuivi pour trahison. L’affaire est présidée par le juge Elmin Rustamov.

Au cours de l’audience, Ryan a témoigné de ses contacts avec des diplomates français, rapporte Report. « Les rencontres entre Azad Mammadli et eux n’étaient pas secrètes, sinon les lieux auraient aussi été dissimulés. Quand ils m’ont approché, ils n’ont pas dit qu’ils étaient agents. Je pensais qu’il s’agissait de diplomates », a déclaré Ryan devant le tribunal.

Le tribunal a ensuite examiné le témoignage antérieur de Mammadli, donné lors de l’enquête. Celui-ci a affirmé qu’après avoir obtenu un master en France entre 2016 et 2018, il avait suivi des cours de français à Bakou, où son professeur l’avait présenté à Ryan.

Selon Mammadli, il a ensuite été invité à des réunions chez Ryan, où il a rencontré le ressortissant français Frédéric Devos.

« Nous avons parlé de la manière dont je pourrais trouver du travail en Europe », a déclaré Mammadli, ajoutant que par la suite Devos lui a posé des questions sur le Forum économique eurasiatique au Kirghizstan et a insisté pour obtenir des informations sur les hommes d’affaires azerbaïdjanais en Russie, les réseaux d’espionnage iraniens en Azerbaïdjan et le groupe connu sous le nom de ‘Huseynchilar’. Mammadli a admis avoir fourni certaines informations qu’il connaissait.

Il a aussi témoigné que Devos l’avait encouragé à assister à des événements organisés par l’ambassade de France, où il avait rencontré un autre diplomate, Laurent Grard. Lors d’une réunion, selon Mammadli, Grard a tenté de lui remettre un stylo contenant des coordonnées, l’exhortant à le cacher, puis lui a proposé une communication chiffrée via l’application Signal.

Le procès se poursuivra le 1er octobre.

Ryan et Mammadli ont été arrêtés le 4 décembre 2023 à la suite d’une enquête du Service de sécurité d’État. Les procureurs affirment qu’ils ont été recrutés par des agents du renseignement français (DGSE), qui ont ensuite été déclarés persona non grata et expulsés de Bakou.

Le scandale a secoué Paris : le 20 décembre 2023, le directeur de la DGSE, Bernard Émié, a été limogé après l’exposition du réseau et des défaillances opérationnelles.

- Advertisement -spot_img

Plus d'articles

- Advertisement -spot_img

Dernières