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Monday, January 19, 2026

L’infidélité comme cause de tragédies familiales en Azerbaïdjan : une approche religieuse et psychologique

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L’une des principales causes de la désintégration des familles et des conflits domestiques, y compris des crimes, est l’infidélité conjugale. Mais la société l’aborde de manière ambiguë : l’infidélité masculine est souvent considérée comme banale, tandis que celle des femmes entraîne une condamnation sévère et est perçue comme une tragédie. Certains religieux vont jusqu’à affirmer que l’infidélité masculine peut être justifiée religieusement, contrairement à celle des femmes. Cette vision suscite de vifs débats sur l’égalité, la justice et la moralité.

Perspective religieuse
Le théologien Tural Irfan réfute catégoriquement l’idée d’une tolérance religieuse envers l’infidélité masculine :
« Dans le mariage, la fidélité est obligatoire pour les deux époux. En islam, l’infidélité — qu’elle vienne d’un homme ou d’une femme — est considérée comme de l’adultère et entraîne une sanction selon le Coran. Nulle part il n’est écrit que l’homme est libre dans ses actes alors que la femme est soumise à des restrictions. Les droits sont égaux, même si, dans certains aspects, davantage de responsabilités pèsent sur l’homme en raison de la vulnérabilité accrue des femmes ».

Concernant la polygamie, il précise qu’elle avait des raisons historiques, comme la protection des veuves et des orphelins. Par la suite, le nombre d’épouses a été limité à quatre, avec la recommandation de se contenter d’une seule. Dans la société azerbaïdjanaise actuelle, la polygamie n’est acceptée ni religieusement ni légalement.

Perspective psychologique
La psychologue Samira Baghirova voit l’infidélité comme un phénomène destructeur à plusieurs niveaux :
« En étudiant diverses religions, j’ai constaté qu’à l’exception de l’islam, aucune n’autorise la polygamie ou les mariages temporaires. Dans le bouddhisme et l’hindouisme, ces pratiques sont strictement interdites. D’un point de vue ésotérique, l’infidélité rompt l’équilibre énergétique entre les conjoints, ce qui peut sembler donner des bénéfices temporaires mais conduit finalement à l’échec. Sur le plan psychologique, elle est tout aussi destructrice pour les hommes que pour les femmes ».

Pour elle, l’amour est un sentiment élevé lié au divin, et l’infidélité revient à trahir les valeurs les plus sacrées. « Certains religieux, guidés par leurs propres désirs, déforment les enseignements et égarent les gens. Pourtant, l’essence de la religion est la moralité. Une personne dotée d’une haute moralité et d’une véritable culture comprend que l’infidélité est inacceptable, tant sur le plan religieux qu’humain », conclut-elle.

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