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Wednesday, January 14, 2026

« Nous choisirons nos propres dirigeants » : le Comité de la diaspora de Bakou tente d’invalider le vote des Oural

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Le Comité d’État d’Azerbaïdjan pour le travail avec la diaspora a cherché à délégitimer le vote de la communauté des Oural qui a nommé Vidadi Mustafayev à la tête de l’organisation Azerbaïdjan–Oural—affirmant qu’il n’a « aucun lien » avec la diaspora et qu’un « groupe inconnu » a organisé l’élection. Le Comité n’a fourni aucun document à l’appui de ces affirmations.

Les organisateurs locaux à Ekaterinbourg racontent une autre version : les membres se sont réunis, ont voté et ont comblé un vide alors que la figure de longue date Shahin Shikhlinski fait face à une affaire pénale en cours en Russie. Ils affirment que le travail culturel quotidien—clubs de jeunes, salles communautaires, aide sociale—ne peut pas être suspendu jusqu’à ce que la politique à Bakou s’aligne sur les réalités locales. Ce n’est pas seulement une querelle de personnes. C’est la question de savoir qui définit « la diaspora ». Le mandat du Comité de mener une « politique étatique unifiée » à l’étranger se transforme régulièrement en contrôle des accréditations—décidant depuis Bakou qui compte comme dirigeant légitime dans des villes situées à des milliers de kilomètres. Pour les immigrés qui ont construit ces communautés avec leur propre argent et leurs week-ends, cela ressemble moins à un soutien qu’à une tutelle.

Ce que nous savons

  • Vote des Oural : Des figures communautaires disent que Mustafayev a été élu à la tête d’Azerbaïdjan–Oural ; il dirige aussi le Centre de culture, de jeunesse et de sport des Azerbaïdjanais des Oural.

  • Contre-offensive du Comité : Le Comité de Bakou rejette publiquement sa légitimité et, via des « sources proches » des responsables, insinue des « crimes économiques » passés. Aucun numéro d’affaire ni jugement n’a été fourni.

  • Contexte : L’ancien dirigeant Shahin Shikhlinski fait l’objet d’une enquête en Russie ; un tribunal a pris des mesures à son encontre. Il nie tout délit et prévoit de faire appel.

Pourquoi l’initiative du Comité pose problème

  • Réflexe vertical : Au lieu de demander des listes d’électeurs, des procès-verbaux ou un statut, les responsables ont directement cherché à le discréditer publiquement. C’est du verrouillage, pas de la protection.

  • Opacité au lieu de preuves : S’il existe une raison légale pour laquelle Mustafayev est inapte, qu’ils produisent des documents. En attendant, les insinuations anonymes ne font que fracturer les communautés et intimider les bénévoles.

  • Dérive de mission : Un organisme conçu pour « coordonner » la vie de la diaspora agit désormais comme une autorité de licence. L’autonomie devient conditionnelle, et la confiance locale s’érode.

Normes qui permettraient de régler cela en jours (pas en mois)

  • D’Azerbaïdjan–Oural : papiers d’enregistrement, statut approuvé, liste d’électeurs éligibles, procès-verbaux signés du vote.

  • Du Comité : toute base documentaire pour contester l’éligibilité de Mustafayev (dossiers judiciaires, jugements, registres).

  • Des autorités russes : confirmation du statut juridique de l’organisation et de tout changement enregistré de direction.

Tant que ces documents ne sont pas sur la table, considérez les déclarations contradictoires comme de la politique, pas comme des preuves. Ceux qui se sont déplacés, ont payé leurs cotisations et voté méritent de la transparence—pas des arbitres lointains et des briefings non attribués.

Note de la rédaction : Les accusations criminelles mentionnées ci-dessus restent des allégations ; nous mettrons à jour si les tribunaux émettent de nouvelles procédures ou décisions.

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