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Thursday, January 15, 2026

On a identifié le profil pour lequel fumer est particulièrement mortel : les « fragiles »

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Des chercheurs du Brigham and Women’s Hospital et de la Harvard Medical School montrent que, même chez d’anciens et actuels fumeurs avec une fonction pulmonaire normale, la « fragilité » augmente fortement le risque d’exacerbations respiratoires graves et de décès. L’étude est publiée dans Aging-US.
La fragilité est un syndrome marqué par une perte des réserves physiologiques : baisse de la force, de l’endurance et de l’activité physique, rendant les personnes plus vulnérables, y compris à des maladies relativement bénignes.
Plus de 2 600 participants âgés de 45 à 80 ans, avec au moins 10 ans d’antécédent tabagique, ont été inclus. Lors du deuxième suivi, ils ont été classés en « robustes », « pré-fragiles » et « fragiles » puis suivis environ trois ans pour noter exacerbations respiratoires aiguës et mortalité.
Résultat : les « fragiles » présentaient un risque 3 à 5 fois plus élevé d’attaques respiratoires graves ou fréquentes que les « robustes », même en l’absence de maladie pulmonaire chronique. Les pré-fragiles montraient également un sur-risque.
La mesure biologique DunedinPACE a révélé un vieillissement accéléré chez les fragiles, ce qui suggère que la fragilité traduit des modifications plus profondes liées à l’âge. Les auteures estiment que de simples tests de fragilité pourraient aider à repérer précocement les fumeurs/ex-fumeurs à risque et réduire la mortalité.

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