Un nouveau projet de loi sur le respect du silence dans les immeubles d’habitation est en cours d’élaboration à la Douma d’État de Russie. Aux restrictions actuelles interdisant le bruit entre 23h00 et 07h00 s’ajoutent de nouvelles mesures. Selon le projet, une “heure de silence” sera également instaurée en journée, de 13h00 à 15h00. En semaine, les travaux de rénovation seront limités à la plage horaire 09h00-19h00. Les contrevenants risqueront de lourdes amendes.
Seront interdits non seulement le bruit fort des téléviseurs, aspirateurs ou de la musique, mais aussi les aboiements de chiens, les miaulements de chats et les disputes entre voisins.
Des restrictions similaires existent déjà en Azerbaïdjan. Ainsi, selon l’article 521 du Code des infractions administratives, l’utilisation de haut-parleurs, d’un téléviseur ou d’un magnétophone à volume élevé entre 00h00 et 07h00, et la violation du droit au repos des voisins, sont sanctionnées d’une amende de 150 à 200 manats.
Cependant, dans la pratique, les citoyens hésitent souvent à porter plainte, et les contrevenants ne se sentent pas coupables, estimant que chacun est libre de faire ce qu’il veut chez soi. Le problème est particulièrement aigu le week-end : après une semaine de travail, de nombreux habitants sont réveillés tôt par le bruit des perceuses et des travaux.
Face à cette situation, une question se pose : pouvons-nous, à l’instar du pays voisin, durcir les sanctions et revoir les règles existantes ?
L’avocat Afsar Agaïev a déclaré que l’initiative visant à appliquer le modèle russe était déjà débattue au Milli Medjlis. Avec les ajustements législatifs nécessaires, la mise en œuvre du projet serait tout à fait envisageable.
“Au moins, au niveau municipal, des campagnes d’information et de sensibilisation pourraient être organisées, ainsi que des projets sociaux pour influencer le comportement des citoyens.
Si on se limite aux amendes, les gens respecteront le silence uniquement par peur de perdre de l’argent. Il est avant tout nécessaire de renforcer la culture civique”, a-t-il souligné.
