2.9 C
Munich
Thursday, January 15, 2026

Pourquoi les injections d’antibiotiques sont-elles interdites dans les polycliniques d’Azerbaïdjan ?

Doit Lire

Ces dernières semaines, les débats autour de l’usage des antibiotiques en Azerbaïdjan ont provoqué de la confusion parmi la population.

Les patients ont de plus en plus de mal à obtenir des injections ou perfusions d’antibiotiques prescrits par un médecin. Dans plusieurs établissements de santé — notamment dans les polycliniques et cliniques prénatales — ces procédures sont formellement interdites.

Mais pourquoi ?
Si les injections et perfusions figurent dans les protocoles médicaux standards, pourquoi ne sont-elles pas disponibles dans les établissements les plus proches des citoyens ? Est-ce un problème d’infrastructure ou de manque de personnel médical ?

Interrogée par Bizim.Media, l’Agence TƏBİB (gestion des unités médicales territoriales) a expliqué :
« Ces services exigent certaines conditions médicales et juridiques. Pendant les injections, il peut survenir des réactions allergiques, un choc anaphylactique ou d’autres complications. Cela nécessite une surveillance médicale et un équipement de réanimation. Les polycliniques assurent surtout la prévention, les consultations et les soins ambulatoires légers. Les injections et perfusions sont classées comme services de niveau secondaire (ambulatoires-hospitaliers). »

Cette explication est claire, mais une contradiction demeure : pourquoi ces mêmes injections sont-elles réalisées à domicile ?
Les patients peuvent acheter des antibiotiques sur ordonnance et faire venir une infirmière chez eux, sans aucun contrôle ni garantie. En pratique, l’interdiction ne s’applique qu’aux polycliniques, pas aux environnements plus risqués.

La situation est encore plus difficile dans les zones rurales, où les infrastructures manquent. Les habitants doivent souvent parcourir de longues distances pour une simple injection, ou s’adresser à des “infirmières de voisinage” non encadrées.

Si le profit met des vies en danger, il faut instaurer de véritables sanctions, comme c’est le cas à l’étranger. Ce n’est qu’ainsi que les injections à domicile cesseront d’être une norme risquée, et que les citoyens auront accès à des soins sûrs dans des établissements officiels.

- Advertisement -spot_img

Plus d'articles

- Advertisement -spot_img

Dernières