Après son sommet en Alaska avec le président russe Vladimir Poutine, le président américain Donald Trump chercherait à organiser une rencontre de paix trilatérale avec Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky dès vendredi 22 août, selon Axios. Le plan a été partagé lors d’appels post-sommet avec des dirigeants européens, dont Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron, Friedrich Merz et le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.
Les exigences de Moscou et l’équilibre diplomatique sur la corde raide
Selon Axios, Poutine exigerait le retrait complet de l’Ukraine des régions orientales de Donetsk et de Louhansk comme condition à tout accord de paix substantiel—un prix que Kyiv rejette explicitement. Il s’est toutefois dit prêt à discuter de garanties de sécurité, suggérant que la Chine pourrait servir de garant, signe d’une opposition à une implication formelle de l’OTAN.
Prochaine visite de Zelensky à Washington
En réaction rapide, Zelensky a accepté l’invitation de Trump et se rendra à Washington ce lundi 18 août pour évoquer la suite. Il a réaffirmé que toute négociation de paix ne doit pas compromettre la souveraineté de l’Ukraine ni inclure de concessions territoriales.
L’Europe reste vigilante et plaide pour des garanties de sécurité
Des dirigeants européens ont soutenu des dispositifs de sécurité robustes pour l’Ukraine, à l’image de l’article 5 de l’OTAN. Le chancelier allemand Merz a confirmé que les États-Unis sont désormais disposés à y participer. Ils ont toutefois prévenu que tout accord doit protéger clairement l’indépendance de l’Ukraine et ne pas récompenser l’agression.
Un sommet à haut risque et à forte portée symbolique
S’il a lieu, le sommet du 22 août serait la première rencontre directe entre Poutine et Zelensky—un scénario chargé de périls diplomatiques. Un accord trop favorable à Moscou risquerait de délégitimer l’Ukraine et d’éroder le soutien occidental. Kyiv continue d’exiger une paix fondée sur l’intégrité territoriale et des garanties de sécurité crédibles.
