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Wednesday, January 14, 2026

Un analyste polonais : l’Arménie et l’Azerbaïdjan profiteront d’un traité de paix

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La paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan pourrait apporter des bénéfices notables aux deux pays : l’Arménie sortirait de son isolement régional, tandis que l’Azerbaïdjan obtiendrait une liaison terrestre avec la République autonome du Nakhitchevan.

C’est ce qu’a écrit Wojciech Górecki, analyste au Centre d’études orientales (OSW) de Varsovie, dans Polskie Radio.

Selon lui, la méfiance entre les deux États a été forte pendant des années, sans médiateur crédible. « La Russie, autrefois principal médiateur, a perdu son influence dans les deux capitales. Les négociations ont été à maintes reprises interrompues par des affrontements frontaliers », souligne-t-il.

Mais un tournant est apparu cette année. En mars, les négociateurs ont annoncé un accord sur le texte du traité de paix. Le 8 août, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ont signé, aux côtés du président américain Donald Trump, une déclaration confirmant leur engagement en faveur de la paix. Lors du même sommet, les ministres des Affaires étrangères ont lancé un accord complémentaire.

Górecki avertit toutefois que « des obstacles sérieux demeurent ». Bakou insiste pour qu’Erevan amende sa Constitution, dont le préambule mentionne encore le Haut-Karabakh, ce qu’Azerbaïdjan considère comme une revendication territoriale. L’Arménie s’y dit ouverte, mais rappelle que de tels changements constitutionnels ne peuvent être faits du jour au lendemain.

La tension frontalière, selon lui, s’est apaisée, et un accord a été conclu sur le transit vers le Nakhitchevan. Au lieu d’un « corridor » extraterritorial, qui faisait craindre à Erevan une atteinte à sa souveraineté, une nouvelle route et voie ferrée fonctionneront dans le cadre du projet « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales » (corridor de Zanguezour), géré conjointement par l’Arménie et les États-Unis.

« Malgré le scepticisme des analystes, la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan — et potentiellement entre l’Arménie et la Turquie — semble aujourd’hui plus proche que jamais », conclut Górecki.

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