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Sunday, January 18, 2026

Un tribunal critiqué pour avoir rendu un enfant maltraité à ses parents — il est maintenant dans le coma

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Une affaire choquante de violence parentale dans la région d’Agdam (Azerbaïdjan) a suscité une condamnation nationale. Les autorités ont confirmé que deux tout-petits, victimes de violences répétées de la part de leurs parents, seront confiés à la protection de l’État après leur traitement médical.

Un incident brutal à Agdam
Le 27 août, un garçon de deux ans du village de Khyndyrystan a été admis à l’hôpital central de district d’Agdam dans le coma. Les médecins ont diagnostiqué un traumatisme contondant, un traumatisme crânien fermé et un hématome sous-dural aigu. Il a ensuite été transféré à l’hôpital républicain de neurochirurgie à Bakou, où il a subi une opération d’urgence. Son état reste critique.

Son petit frère, né en 2024, est également sous observation médicale. Les autorités ont confirmé que, une fois les traitements terminés, les deux enfants seront placés dans une pouponnière publique à Bakou.

Parents arrêtés, violences passées révélées
Le père, Sadig Rahimov, a été arrêté pour sévices graves sur enfants, tandis que la mère, Sevinj Rahimova, fait aussi l’objet d’une enquête. Les deux parents souffriraient de troubles mentaux et avaient déjà infligé des violences aux enfants, notamment des morsures documentées.

Fait notable : l’un des garçons avait déjà été placé dans une structure publique l’an dernier à la suite d’un cas de maltraitance, mais il avait été rendu à sa mère en juin 2025 par décision du tribunal de district de Nasimi. Cette décision est désormais vivement critiquée.

Indignation publique et réactions officielles
L’affaire a suscité une forte indignation. Kamala Agazade, présidente de l’Union des enfants d’Azerbaïdjan, a remis en cause les décisions des autorités :

« Ces enfants avaient déjà subi des violences à plusieurs reprises. Comment leur sécurité a-t-elle été évaluée ? L’un d’eux est aujourd’hui dans le coma. »

Le bureau du Médiateur a annoncé suivre l’affaire de près, soulignant que la protection des droits des mineurs est placée sous contrôle spécial. Le ministère du Travail et de la Protection sociale a également confirmé que des procédures judiciaires pour retirer les droits parentaux ont été engagées.

Un problème plus large
Cette tragédie met en lumière des défaillances systémiques dans la surveillance et la protection des enfants vulnérables. Malgré les avertissements antérieurs, les autorités ont permis le retour des enfants auprès de leurs agresseurs, posant des questions sur la supervision judiciaire et l’efficacité des services sociaux.

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