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Tuesday, January 20, 2026

Visa refusée, argent perdu : comment les étudiants azerbaïdjanais voient leur rêve d’étudier à l’étranger s’effondrer

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De plus en plus de jeunes Azéris envisagent l’étranger pour poursuivre leurs études. Mais l’obstacle majeur reste l’obtention du visa étudiant, un parcours souvent semé d’embûches malgré l’aide d’agences spécialisées.

Des promesses incomplètes

L’expert Ramin Nouraliev constate que la plupart des agences se limitent à la procédure d’admission et n’assistent pas dans la demande de visa. Résultat : des familles dépensent des milliers de dollars, mais l’étudiant, faute de visa, reste au pays.

La solvabilité comme critère clé

Pour l’analyste Mazahir Mamedli, la capacité financière est le facteur déterminant, surtout pour les États-Unis et le Canada. De nombreux étudiants se heurtent aussi au problème du renouvellement de visa après les vacances, notamment en Europe de l’Est. Certains universités proposent l’enseignement en ligne, mais l’Azerbaïdjan ne reconnaît pas encore légalement ce type de diplôme.

Le poids du contexte international

Halida Gousseïnova ajoute que les tensions politiques mondiales compliquent le processus : “Des centaines d’étudiants officiellement inscrits en Europe n’obtiennent pas leur visa.” Parallèlement, la création de l’Université du Karabakh attire des jeunes séduits par des tarifs accessibles et un encadrement solide.

Le témoignage de Farhad

Farhad Ibragimov illustre ce parcours chaotique : orienté par une agence vers des établissements de second rang, il s’est vu refuser son visa américain faute de garanties financières suffisantes. “J’ai perdu un an et beaucoup d’argent. Finalement, je me suis inscrit en Azerbaïdjan dans une filière qui ne m’intéressait pas”, confie-t-il.

Que faire ?

Les experts recommandent : exiger un accompagnement contractuel sur la procédure de visa, préparer des preuves financières solides, vérifier les vraies bourses disponibles, s’assurer de l’accréditation du campus choisi et garder à l’esprit que même l’activité sur les réseaux sociaux peut peser dans la décision consulaire.

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