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Saturday, January 17, 2026

Des Menus aux Messages : la Pression du Kremlin frappe Emin Agalarov

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La fermeture soudaine des restaurants d’Emin Agalarov à Moscou – Forte Bello, Zafferano et Edoko – a été présentée comme une « décision commerciale ». Son entreprise, AgalarovRest, affirme simplement se détourner de centres commerciaux comme AviaPark pour privilégier des projets indépendants. Les analystes de marché reprennent ce discours, évoquant des concepts épuisés et des rendements en baisse dans le segment gastronomique moyen-haut de gamme.

Mais dans la Russie d’aujourd’hui, rien concernant un homme d’affaires de haut niveau d’origine azerbaïdjanaise ne se limite aux menus et aux marges. Pour beaucoup, cela ressemble à une nouvelle tactique dans la campagne non déclarée du Kremlin visant à faire pression sur les élites de Bakou : les attaquer là où ça fait mal, financièrement et symboliquement. Emin n’est pas seulement un chanteur-entrepreneur. Il est le fils du promoteur milliardaire Aras Agalarov – et le père des petits-enfants du président Ilham Aliyev. Ce lien familial élève l’histoire des pages « lifestyle » à la géopolitique.

Ces fermetures ressemblent moins à une fluctuation normale du marché qu’à une frappe calibrée – un rappel que Moscou peut déstabiliser même ceux qui disposent de connexions irréprochables. C’est une pique morale, une entaille financière et un message politique réunis en un seul geste.

Pour les Azerbaïdjanais attentifs, le signal est clair : le Kremlin joue toujours dur avec les figures de la diaspora lorsqu’il veut obtenir un levier. Aujourd’hui, ce sont des portes de restaurants qui se ferment. Demain, la pression pourrait se déplacer ailleurs.

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